13.06.2008
Vertical versus horizontal
On assiste aujourd'hui à de plus en plus violents bras de fers entre tenants d'une communication verticale (les agences de publicités "classiques") versus ceux d'une communication horizontale : les blogueurs et autres contributeurs de wikis, notamment.
Dernier épisode en date : une étude signée Euro RSCG concluent : "Wikipédia cannibalise l'image des entreprises du CAC 40 et de leurs dirigeants" ... rien que ça !
Quel est le noeud du problème ?
Simple : hier, quand un internaute cherchait des informations sur une société du CAC 40, il avait le choix entre en lire le rapport en ligne sur son site (donc dans un espace totalement contrôlé par la dite société et des agences) ; ou les commentaires des journalistes professionnels ... dont certains ne constituent hélas bien souvent que de pâles copies des communiqués rédigées par les directions financières des sociétés concernée, épaulées par leurs agences de RP.
Bref : tout était parfaitement sous contrôle dans le meilleur des mondes.
Et voilà qu'aujourd'hui, le premier lien que renvoie Google à ce même internaute pointe vers Wikipédia ... et là, plus rien n'est sous contrôle ! Enfin, ce n'est plus le même contrôle : on tombe dans l'auto-contrôle des contributeurs qui construisent collectivement un article d'encyclopédie.
On passe de la notion d'image de marque (patiemment construite par des publicitaires) à celle de réputation ... qui ne dépend que de l'analyse et du vécu de simples citoyens. Des citoyens qui ont parfois souffert d'expériences décevantes ou découvert des secrets que les communicateurs professionnels aimeraient bien cacher.
Traditionnellement le travail des publicitaires consiste à réaliser des études marketing pour connaître l'image de marque perçue par les consommateurs (réunions de groupe, sondages, etc.) ; suivies de superbes compagnes à la télévision ou dans la presse pour modifier, améliorer la dite image - pour la rendre plus conforme à la stratégie de l'entreprise.
Évidemment, les rapports rédigés par les instituts d'études demeurent secrets : pas question d'étaler ses soucis au grand jour ! C'est même l'exact inverse qui est communiqué : on me reproche mon arrogance, je communique que je suis très ouvert et convivial ... c'est ça, la pub.
Or voilà que le résultat de ces études (en partie, mais quand même) se trouve impunément publié sur la toile !
Deux réactions possibles. Un, s'insurger, demander le droit à publier la parole officielle : c'est la démarche de certains publicitaires demandant la publication d'une NDLE, pour "note de l'entreprise".
Deux : comprendre, évaluer ce discours citoyen ... se doter d'outils d'écoute non seulement de Wikipédia, mais aussi de tous les blogs, forums et autres lieux d'expression spontanée.
Puis réagir de façon appropriée, c'est-à-dire en ne cherchant pas à enfouir la réalité sous des tonnes de publicité en totale contradiction avec la réalité, mais en s'intégrant dans ce nouveau tissu conversationnel.
Et là où les (certains) publicitaires prennent peur, d'autres jouent le jeu : je pense notamment à l'Oréal dont j'avais eu le plaisir d'interroger le Directeur Internet lors d'une table ronde consacrée à l'e-réputation au salon i-expo, et qui prône le dialogue là où d'aucuns jouent la politique de l'autruche.
L'intelligence collective existe : autant apprendre à faire avec !10:25 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
17.04.2008
Autorité versus Long Tail : le cas Vista – suite
Alors que l’analyse blogs d’autorité versus long tail – publiée dans ma note du 14 Avril – souligne la pertinence d’une approche non majoritairement centrée sur les seuls bloggers dont le PageRank dépasse les 5 ou 6, le Journal du Net donne la parole à ses lecteurs ; petit florilège … 08:58 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.04.2008
Autorité versus Long Tail : le cas Vista
Un préjugé courrant : à quoi bon s’embêter à suivre tout ce qui se raconte sur tous les blogs quand il suffit de suivre tranquillement ce que racontent les blogueurs d’autorité, ceux qui "font" l’opinion.* « Non Vista n'est clairement pas révolutionnaire en l'état, les grosses "améliorations" n'arrivant qu'avec le premier service pack … »
« En gros Vista, c'est comme OS X, mais en moins bien, moins beau, beaucoup plus exigeant et surtout avec 5 ans de retard, n'est-il pas ? »
« Place à Vista ! Après la révolution Windows 95, la catastrophe Millenium et un XP accusant ses cinq ans d’âge, Microsoft lance son nouveau système d’exploitation le 30 janvier pour le grand public. Mais faut-il l’acheter, patienter, ou l’éviter ».
Conclusion : « Le plus dangereux [adversaire de Windows Vista] sera en fait … Windows XP. Il faudra en effet sans doute deux ans, au minimum, pour que Vista dépasse son aïeul. Rien ne presse ».
« Windows Vista, vendu comme une amélioration, c'est une mascarade. […] Les "nouveautés" de Windows Vista sont des chevaux de Troie, comparables à de la contrebande, ces "nouveautés" multiplient davantage les restrictions ».
16:54 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.02.2008
Concepts à la noix
Tout le monde connaît le procédé pour laver son linge de manière écologique avec les noix de lavage. Il paraîtrait que Dominique Voynet serait une adepte des fameuses noix indiennes.
Sceptique, un client me demandait récemment : « Comment expliquer que les noix de lavage soient ultra populaires sur le web alors qu’elles ne représentent qu’une part de marché infinitésimale face aux lessiviers » ? Et en effet, prenez l’expression « avis noix de lavage » sur Google, elle obtient 263 000 résultats contre à peine plus de 5000 sur la lessive Ariel !
Voilà typiquement le genre de phénomène qui génère la méfiance des entreprises face à cette intelligence collective, qu’elles voient comme le dernier gadget manié par quelques technophiles ou écolo pur sucre adeptes de produits en marge de la « vraie vie ».
L’explication réside dans le processus de recherche des internautes sur un domaine donné. En étudiant le comportement des internautes sur les moteurs et les différents espaces de discussion, on se rend compte qu’ils cherchent de manière itérative en multipliant les sources. Les divers retours d’expérience sur les forums, sites d’avis de consommateurs et autres blogs agissent alors comme un entonnoir qui débouche sur l’opinion que se fait l’internaute sur le sujet. Un volume important de discussions sur un produit manifeste un intérêt certain mais pas forcément le pouvoir d’influencer le consommateur jusqu’à l’achat du produit.
Même avec un blog, Dominique Voynet n’est donc pas leader d’opinion sur le soin du linge auprès de la ménagère de moins de 50 ans !
21:19 Ecrit par Caroline Faillet dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : noix de lavage, pouvoir d'influence
02.01.2008
L'intelligence de l'intelligence collective
« L'intelligence collective désigne les capacités cognitives d'une communauté résultant des interactions multiples entre des membres ». Ce qui est plaisant dans cette définition, c’est qu’elle résulte elle même … de l'intelligence collective, puisque sortie de Wikipédia ; pour bien s’en persuader, il suffit de cliquer sur l’onglet "discussion", tout en haut, pour découvrir comment se construit un article au sein d’une encyclopédie fondée sur l'intelligence collective.
11:50 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note











