18.10.2011
Retour sur l’analyse des tweets faite par Netscope/ AMI Opinion Tracker lors des primaires du Parti socialiste
Au delà de la performance technologique (l’analyse des milliers de tweets en temps quasi réel n’est pas donné à tout le monde), le résultat interpelle.
Je suis de ceux qui depuis 2006 pense que les médias sociaux (les blogs, puis les réseaux sociaux et maintenant Twiter) sont un fabuleux « Café du commerce électronique » que tout homme politique gagnerait à fréquenter quotidiennement. Pour écouter et comprendre ce que les gens disent ! Et pour discuter car il s’agit de média conversationnels.
Il y a des évidences chaque jour un peu plus évidentes (les premiers mois de l’année ont marqué les esprits sur ce sujet notamment au Sud de la Méditerranée) et il y a la réalité. Pour avoir suivi cette campagne comme beaucoup de personnes qui s’intéressent à la vie de notre pays, je suis frappé par La Norme que représente – encore - le sondage d’opinions « ancienne façon ».
Le site « Sondages en France » offre un panorama intéressant de ces pronostics :
http://www.sondages-en-france.fr/sondages/Elections/Prima...
Aucun de ces sondages ne prévoyait une montée aussi importante d’Arnaud Montebourg et aucun n’indiquait une descente tout aussi importante de Ségolène Royal. Évidemment, il indiquait que F. Hollande et M. Aubry seraient en tête dans des proportions pas très surprenantes. Et d’émissions télé en émissions radio, toujours le même discours centré sur les sondages … alors , qu’ils ne montraient rien, en tout cas de nouveau.
Il est évident que le suivi et l’analyse des opinions des internautes telles que le permettent des logiciels comme AMI Opinion Tracker, ont un intérêt largement aussi important. Le magazine l’Express qui pendant toute la campagne a publié les résultats de ces analyses faites avec l’Institut Nescope et l’IEP de Montpellier, indiquait trois jours avant la premier tour en conclusion "Le très bon résultat enregistré par Arnaud Montebourg correspond sans doute à la composition du public du débat (qui devait logiquement pencher à gauche) et à la forte politisation (favorisant les opinions tranchées) qui caractérisent le réseau Twitter. Comme il n'est pas exclu que ce type de profils soit surreprésenté au sein de l'électorat des primaires, il peut laisser espérer à Arnaud Montebourg un score confirmant sa récente dynamique enregistrée par les sondages."
Cette tendance était déjà constatée dès le 15 septembre
http://www.lexpress.fr/actualite/politique/twitter-a-juge-le-debat-des-primaires-du-ps_1031111.html
en indiquant notamment que Mme Royal serait en difficulté.
Que quelques spécialistes nous disent encore « l’analyse d’internet n’est fiable » fait sourire. Ce qui est évident est que la méthodologie n’est pas la même (pas d’échantillons représentatif, etc.) mais que les résultats sont largement aussi instructifs qu’un sondage. Cette dernière campagne l’a largement montré.
Alain Beauvieux



























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