29.10.2009
Stratégies d’influence dans la Cosmétique bio
Pollution, risques sanitaires, développement durable, etc. : le bio à le vent en poupe aujourd'hui ... et aiguise donc bien des appétits et déclenche également bien des convoitises.
Dans la cosmétique, si les acteurs majeurs demeurent pour la plupart encore inconnu du grand public, les marques spécialisées redoublent d'effort et de créativité pour convaincre une cible extrêmement porteuse, certains avançant au grand jour, d'autres masqués, tous surfant sur de réelles attentes ... mais également sur des peurs plus ou moins justifiées.
Discerner les stratégies d’influence dans la cosmétique bio, tel fut le thème du diner organisé le 21 octobre dernier par Cosmétic Valley et Ami Software à Chartes. Pour alimenter le débat, j'ai présenté une étude sur le thème fondée sur l'analyse du discours spontané sur le Web 2.0, blogs et mini sites de discussion confondus.
Dans un premier temps, nous avons choisi de concentrer nos recherches sur les blogueurs les plus sensibles aux concepts de développement durable, consommation responsable, simplicité volontaire, etc. : pour cela, nous avons analysé les papiers parlant de "cosmétiques bio" au sein de notre panel de 200 alter-consommateurs, élaboré en partenariat avec l'UDA ; pour en savoir plus sur sa constitution, voir ici.
Deux types d'acteurs se partagent la parole.
Les plus prolixes appartiennent à la catégories de ces acteurs du Web 2.0 que l'on pourrait qualifier de bicéphales, comme écono écolo ou Oanisha : fortement engagés dans la discussion, notamment pour défendre leurs idées et assurer la promotion des différents labels français et européens ; mais développant par ailleurs une activité commerciale.
L'intégration entre contenus éditoriaux et promotion peut revêtir diverses formes, mais la plus courante consiste à associer un blog classique à un site marchand, tous deux bénéficiant d'une même identité visuelle, comme dans la cas d'Oanisha ou de Tout allant vert.
Les autres acteurs présentent des profils - et des discours - des plus variés.
Ainsi, "Agoravox" du bio, Naturavox rappelle que seul le "Bio pour les aliments [dispose] d'un cahier des charges légal et reconnu" ; Citoyenne model a "choisi de parler mode éthique parce que je pense que les sujets sérieux peuvent aussi se traiter sous un angle ludique".
Parmi les thématiques abordées sur la période de notre étude - Janvier à Septembre 2009 -, certaines occupent une position centrale : c'est autour d'elles que se construisent les papiers ; elles occupent donc une position plus élevées que les autres sur l'axe vertical de notre graphique.

Ainsi plusieurs papiers se centrent sur la problématique de la distribution des produits bio, et plus particulièrement sur "les alternatives à la grande distribution" : titre éloquent d'un papier de Naturavox qui pourtant commence par "72 % des consommateurs bio font leurs achats en grandes surfaces" ...
Une recherche sur cette phrase à la virgule près nous conduit vers le blog de la Maison de la nature et de l'environnement d'Aquitaine, qui recopie le papier de Naturavox, mais aussi Consoglobe, Cdurable, etc.
Et en élargissant légèrement cette recherche, on remontra à l'Agence bio, qui publie un communiqué commençant en ces termes : "72% des consommateurs-acheteurs bio achètent des produits bio en Grandes et Moyennes Surfaces".
En appliquant la démarche à d'autres sujets, notamment celui des labels, on pourra distinguer trois types d'acteurs : les sources - comme l'Agence bio ; des influencés, simples relais militants - comme Maison de la nature et de l'environnement d'Aquitaine ; et des influenceurs, que l'on pourrait qualifier d'influenceurs partisans.
Ces derniers, ce sont essentiellement les sites "Web 2.0" bicéphales précédemment évoqués, qui développent des contenus susceptibles d'influencer les achats des consommateurs dans le sens des produits qu'ils vendent ; je ne dirai pas que leurs papiers ne sont pas sincères, bien au contraire : ils accordent le plus souvent leur démarche commerciale à leurs idées.
Il suffit de comparer le discours sur le paraben de deux de ces acteurs pour s'en convaincre.
Tous les produits vendus sur Natural glam sont garantis "sans paraben" : sur son blog, sa fondatrice souligne : "Les cosmétiques bio tels qu’on pouvait les connaître il y a quelques années … c’est ‘out’ ! De nouvelles marques apparaissent et nous offrent efficacité, sécurité, éthique et glamour ! Un régal pour les sens !" - le glamour, oui, le paraben, certainement pas, donc !
"Il est préférable de se méfier de la mention "Sans conservateur, sans paraben, sans phenoxyethanol", annonce la fondatrice de Evydemment bio sur le blog Orserie : et de fait, les produits commercialisé sur son site marchand ne la comportent pas, mais prônent éventuellement "l’économie solidaire".
La problématique du paraben s'inscrit donc clairement au cœur des stratégies d'influence dans la Cosmétique bio : nous l'approfondirons dans un prochain post.
A suivre ...
13:13 Ecrit par François Laurent dans Consommation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Bon anniversaire
Qui porte le plus haut la culture française dans le monde entier ?
Si en Angleterre, ce sont les Beatles - plus "célèbres que Jésus Christ", selon John Lennon - en France, nul doute que nos hérauts s'appellent Astérix et Obélix !

Ils ont juste un demi siècle aujourd'hui et Google leur rend hommage dans le monde entier en les installant pour la journée sur la page d'accueil du moteur de recherche.
Bon anniversaire à nos deux Gaulois.
10:00 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23.10.2009
Retour sur la soirée OT3
Voila, OT 3, le logiciel référence de la mesure d’e-réputation et de buzz monitoring, à enfin ouvert ses portes au public.
La soirée fut un grand succès, tout d’abord parce Gregory Pouy, en guise de préambule, a partagé son ressenti très intéressant, sur les enjeux de l’e-réputation. Le ton fut donné.
On ne présente plus François Laurent, qui a enchainé fort brillamment, sur les enjeux du web monitoring.
Et puis, 19H15, là ou finalement l’innovation s’est subtilement placée au cœur des débats. Eric Fourboul, le Directeur de la R&D d’AMI Software, a fait la démo d’Opinion Tracker 3, avec Jérôme Zamy, Responsable Marketing et Communication d'AMI Software
A en écouter les retours, cette démonstration à fait forte impression.
On retiendra la capacité du logiciel à capturer des informations sur un moteur de recherche, un simple blog, ou autre…
En 2 mots, alors qu’il surfe sur le web, l’utilisateur peut rapatrier sur le logiciel, en un clic droit, tout ou partie des informations qui l’intéressent.
La nouveauté a un petit nom : AMI Surboard.
Liberté d’action, et gain de temps garantis !
On retiendra également la possibilité d’interroger des sources 2.0, type site de e-commerce, forums, etc…
Dit comme cela, rien de bien innovant. Cependant, Opinion Tracker 3 va beaucoup plus loin. Le logiciel permet de dissocier l’article (pour un blog) de son commentaire. Ou la fiche produit (pour un site d’e-commerce) de sa note ou avis attribué par l’internaute. Le logiciel permet à l’utilisateur de compiler et de retranscrire dans un joli graphique, la note moyenne attribuée par les internautes à l’Iphone, ou encore quel est le pseudo (ex :jean35) qui à posté le plus d’avis sur ce même site…ou encore avoir un graphique qui résume quelles sont les expressions saillantes (mots clefs redondants liés à la requête initiale) qui ressortent le plus des commentaires.
Opinion tracker 3 offre la possibilité d’interroger les sources influentes, qui font autorité (19 catégorie wikio : marketing, politique, high tech…), tout comme les blogs de la « long tail » (le blog de Madame Michu).
Si vous êtes branchés personal branding, Opinion Tracker retranscrit dans un nuage de tags, ou un graphique en réseau, quelles sont les marques, organisation, expressions saillantes, personnes, qui gravitent autour de votre nom. Accessoirement pratique pour les DRH…
Enfin, la présentation de Caroline Brun, Chef de projet chez Xerox Research Europe, a dévoilé l'ambition technologique du partenariat avec AMI Software et Celi. L'objectif est de développer conjointement une technologie d'analyse automatique du sens de l'information encore plus fine.
La prochaine version d'Opinion Tracker devrait déjà récolter le fruit de ce projet.
Le prochain rendez-vous : Le salon des études marketing : SEMO au palais des congrès le 4 et 5 novembre.
Encore une petite démo à venir…
+
12:58 Ecrit par AMI Software dans AMI Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : opinion tracker, eréputation, e-réputation, buzz monitoring, ami software, jerome zamy
22.10.2009
AMI Opinion Tracker 3.0
En relisant ce que j'écrivais début 2008 ici-même, lors du lancement d'AMI Opinion Tracker, force est de reconnaître qu'en à peine deux ans, le Web 2.0 a profondément changé, quantitativement et qualitativement.
Quantitativement, conversations et lieux de conversations se sont multipliés : mi-2008, l’index de Technorati recensait 133 millions de blogs, et eMarketer prévoyait une progression régulière du nombre de blogueurs américains de l’ordre de 15% par an ; à la même époque, Facebook annonçait déjà 4,1 millions de Français inscrits … pour plus de 12 millions de Français présents aujourd’hui !
Quant à Twitter dont personne ne parlait il y a deux ans, le site de micro-blogging fédère plus de 11 millions de membres dans le monde, dont 125000 utilisateurs français.
Qualitativement ensuite : à côté des grands sites marchands – sur lesquels les consommateurs postent de plus en plus nombreux commentaires – sont apparus une multitude de petits sites, très spécialisés – le bio, la beauté, etc. –, qui mélangent vente en ligne et contenus éditoriaux, souvent très orientés.
Parallèlement, la multiplication des lieux et outils de publication conduit à une forte réplication des contenus, et des occasions d’y être exposés : de nombreux profils Facebook relaient les flux RSS du ou des blogs de leurs membres, de même que leurs messages sur Twitter, etc.
De même que l’on évoque sans cesse la continuelle convergence des médias, on ne peut que constater une grandissante convergence des sources et des contenus 2.0 : les outils de veille d’opinion doivent en tenir compte, et ce dans au moins trois directions.
Première direction, au niveau du sourcing, une plus grande finesse d’indexation : un article suivi de 100 à 200 commentaires sur LeFigaro.fr ou Bakchich.info, ce n’est pas juste une suite textuelle comme une autre, c’est un document précis – que l’on opposera, le cas échant, à un autre article des Echos.fr ou de Libération.fr – et une collection d’éléments à la fois indépendants – reflets d’opinions personnelles – et interdépendants – car tous reliés par une thématique et une source commune.
Seconde direction, au niveau de l’analyse : les métadonnées. D’une part, certains documents contiennent des métadonnées utiles qu’il convient de conserver – les notes attribuées à un produit sur un site marchand ; d’autre part, l’analyse peut avoir envie d’en introduire d’autres, comme autant de pistes de travail.
Enfin, la problématique de la convergence des sources et des contenus 2.0 soulève celle du surf intelligent : pour comprendre la dynamique du Web 2.0, l’analyste doit pouvoir, chaque fois qu’il le souhaite, pouvoir se mettre à la place d’un internaute lambda et, si nécessaire, effectuer une collecte"au fil du surf", passer d’un message Twitter à un post sur un blog, et rebondir vers une page Facebook, etc. … pour finalement rapatrier tous les documents rencontrés dans sa plateforme de veille, en vue de l’analyse finale.
Telles sont les avancées AMI Opinion Tracker 3.0, pour coller au plus près de la réalité du Web 2.0 : autoriser le surf intelligent, en sauvegardant et indexant en temps réel les documents rencontrés ; reconstituer le fil des discussions liées à un article ou à un évènement ; jongler avec les métadonnées, en récupérant les plus pertinentes ou en les complétant.
Au delà des sources et de la collecte des informations présentes sur ces sources, AMI Opinion Tracker 3.0 permet de "coller à la réalité" des usages sur le Web 2.0, des usages en continuelles mutations.
15:23 Ecrit par François Laurent dans AMI Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.10.2009
Buzz de la semaine : Banques Populaires / Caisses d'Epargne
Enfin, le buzz de ces derniers mois puisqu'il s'agit du projet de rapprochement Banques Populaires / Caisses d'Epargne.
D'où une moisson un peu plus conséquente que d'ordinaire ... mais étonnamment "légère" puisque la collecte s'étale de la fin février à début octobre !
Bref, le sujet - même s'il fait périodiquement couler beaucoup d'encre électronique dans les médias en ligne, parce que très politique - ne passionne que très modérément les blogueurs ... ce qui constitue déjà un enseignement en soi.
D'autre part, on note quelques pics dans la production des blogueurs : 26 Février, 19 et 20 Mai, 2 au 4 Août, sur lesquels on se penchera plus particulièrement pour mieux comprendre ce qui rythme la production de la blogosphère sur le sujet ... et surtout, comme les rédacteurs se positionnent sur le sujet.
Mais auparavant on notera que deux termes reviennent très régulièrement au sein des posts : fusion - 6 documents sur 10 - et crise - 4 sur 10 ; le premier avec une forte centralité, le second en point d'orgue : en d'autres termes, une fusion au centre des débats sur fond de crise économique et financière.
Première période, donc : du 25 février - début de notre période d'observation - au 7 Mars.
Le 25 février, Politique.net plante le décor en annonçant : "L'Etat va procéder à la fusion de deux banques privées - les Caisses d'épargne et les Banques populaires - et s'apprête à nommer un proche conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête de ce qui deviendra la deuxième banque du pays, derrière BNP-Paribas" ; puis le complète quelques jours plus tard : "Lorsque la polémique a commencé à enfler à propos de la nomination du conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête des Caisses d'épargne et des banques populaires ..." .
Dès lors, la blogosphère qui va se passionner pour l'affaire et entre dans la polémique, c'est avant tout la blogosphère politique.
Pas nécessairement les ténors, mais souvent des blogueurs de faible autorité, qui vont se mobiliser à charge comme Benoit Petit : "Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette affaire ne sent pas bon, mais alors pas bon du tout " ; ou à décharge, comme Lucien Pambou : "Sur la direction Ecureuil / Banque Populaire François Pérol est compétent".
Seconde période : le mois de Mai 2009.
On rentre dans la période technique : la députée Chantal Brunel note sur son agenda à la date du 19 mai : "Suite de la discussion du Projet de Loi relatif à l'organe central des caisses d'épargne et des banques populaires".
Mais les évènements vont se précipiter et se télescoper ...
"Perquisitions chez Natixis, Banque populaire et Caisse d’épargne : des policiers perquisitionnaient dans le cadre d'une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations financières aux actionnaires", nous apprend Le Rouet à coeur ouvert.
Mais aussi on apprend "que deux des quatorze membres de la Commission de déontologie de la fonction publique [...] ont démissionné fin avril", toujours dans le cadre de l'affairePérol " , comme le rapporte Inventerre.
Dès lors, trois expressions vont se situer au cœur des débats, tant en termes de volumétrie que de centralité : projet de loi,
Bref, le débat lancé en Février reprend ... mais plutôt calmement : 16 billets au pic du 19 Mai, essentiellement de blogueurs issus des mondes politique et économique.
Ensuite, c'est plutôt encéphalogramme plat : jamais plus de 5 à 6 papiers quotidiens jusqu'à fin Juillet, la France est partie en vacances et la saisie du Conseil d’État par les députés communistes ne déchaine pas vraiment les passions.
Petit regain d'intérêt autour du 4 Août : "La cour d'appel de Paris a notifié en référé l’interdiction à la Caisse d'épargne d'Ile-de-France de fusionner avec la Banque populaire", note Actualité Française ; mais peu de politiques pour commenter l'évènement, seuls quelques blogueurs économiques veillent sur l'actualité estivale.
Et depuis, c'est de nouveau le calme plat ...
Manifestement le gouvernement n'a pas trop de soucis à se faire : le sujet ne passionne pas les foules, l'indignation de sort pas du cadre étroit de la blogosphère politique et de quelques polémiqueurs.
Plus à attendre que les marketers s'emparent du sujet pour traiter de la fusion des marques et des enseignes, et la banalisation du dossier sera achevée.
06:40 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07.10.2009
Pub ou pas pub ?
"C'est vraiment un produit superbe !"
Si vous avez été payé par le fabricant pour le dire sur votre blog, la régie publicitaire vous aura certainement invité à le mentionner en bas de billet ; mais si l'annonceur s'est contenté de vous envoyer un petit cadeau pour vous remercier par avance, vous risquer d'oublier de le préciser.
La Federal Trade Commission - "the nation's consumer protection agency" - vient de publier un avis précisant que le blogueur américain qui s'affranchira de la contrainte sera susceptible d'une amende supérieure à son gain - de quoi donner à réfléchir.
"The post of a blogger who receives cash or in-kind payment to review a product is considered an endorsement. Thus, bloggers who make an endorsement must disclose the material connections they share with the seller of the product or service."
C'est clair, c'est de la pub ... et si c'est de la pub, cela doit figurer en toutes lettres sur le post - comme dans le cas d'un publi-reportage dans un magazine.
En France, les billets sponsorisés se repèrent comme un nez qui bouge sur la figure d'un Pinocchio ; l'analyse de la campagne "10 jours écocitoyens chez Auchan" montrent en outre la limite de ce type de campagne.
Reste le cas des avis rédigés par les chef de produits qui se rencontrent sur Ciao.fr et parfois sur certains sites marchands : ils sont suffisamment bien rédigés pour que l'on comprenne immédiatement à qui l'on affaire !
Quoi qu'il en soit, la décision de la FTC va dans le bon sens : celui d'une meilleure clarté.
17:24 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.10.2009
AMI OT3 : c'est parti !
Lorsque le 7 Avril 2008, nous lancions AMI Opinion Tracker lors d'une soirée à la Résidence Maxim's, les blogs s'imposaient depuis déjà quelque temps face aux anciens forums de discussion, et un nouveau paysage médiatique - très spontané, nettement plus libre - se dessinait sur la toile, à côté des sites plus classiques.
Dix-huit plus tard, le Web 2.0 a profondément mué : les réseaux sociaux ont explosé, et avec Facebook, la segmentation professionnel versus ludique a volé en éclats ; puis est arrivé Twitter - et qui aurait pu anticiper le succès de messages de 140 caractères maximum, à l'heure où la vidéo s'impose un peu partout ?
En même temps, les forums regagnent en vigueur, et se spécialisent - parfois de manière surprenante : ainsi France 3 héberge d'intéressants échanges sur le ... bricolage !
Quant aux sites médias, bousculés par la montée en puissance de nouveaux entrants comme Rue89 ou le Post, ils ouvrent de plus en plus largement leurs pages à leurs lecteurs.
En un mot comme en mille, la toile 2009 ne ressemble plus vraiment à l'Internet de 2007.
Difficile donc de travailler avec les mêmes outils que ... l'an dernier : c'est pourquoi AMI Software présente le Jeudi 22 Octobre à 18 heures, la nouvelle et troisième version de son logiciel AMI Opinion Tracker, aux Salons du Louvre, 66 rue Jean-Jacques Rousseau - Paris I.
Pour s'inscrire, et découvrir à la fois ce qui a changé sur la toile et comment y accéder, c'est ici.
Notez qu'en introduction, Grégory Pouy - voir dans la blogroll à gauche - nous fera part de sa vision des évolutions récentes de la toile ; et qu'en conclusion, Caroline Brun, de Xerox Europe, évoquera l'épineuse question de la tonalité.
;-) En un an, il n'y a pas que le Web qui a changé : la Résidence Maxim's, elle, a fermé ses portes ...
18:16 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
01.10.2009
AMI OT3 : ça se rapproche
Une pandémie frappe la France : non, pas la grippe A, mais celle des commentaires relatifs à la grippe A - nuance !
Chaque jour voit son nouveau lot d'informations - vraies ou erronées - et surtout d'interrogations - bien réelles !
La semaine passée, je citais inkiteka, qui estimait le vaccin plus dangereux que la maladie elle-même : hier, Rue89 publiait un article annonçant la sortie d'un nouveau vaccin pour répondre aux inquiétudes de tous les inkiteka de France et de Navarre :
"Pour éviter la propagation de l'épidémie, il faudrait que l'on se fasse tous vacciner, puisque le vaccin n'est pas dangereux ... mais pour les plus fragiles, on a prévu un vaccin vraiment sans risques [...], un vaccin "sans adjuvants" (des additifs censés renforcer l'action du vaccin), 800 000 doses réservées aux populations à risque (femmes enceintes et personnes immunodéprimées)".
Evidemment, pas question de traiter Rue89 sur le même plan que n'importe quel blog ou forum : même si les articles publiés ne sont pas nécessairement le fait de journalistes professionnels, le titre demeure vigilant quant à la qualité du travail mis en ligne - et les dérives ne semblent pas supérieures à ce que l'on constate au sein des médias traditionnels.
AMI OT permet une surveillance constante et efficace de tous les titres de presse en ligne, de Libération et du Figaro à Rue89 et au Post en passant parBakchich : toutefois, nous sortons du champ de la veille sociétale pour pénétrer dans celui de la veille médiatique, plus traditionnelle.
Mais quid de la longue liste des commentaires liés à l'article de Rue89 ? 99 quand j'ai commencé ce papier, 110 maintenant ... et qui sait combien, demain quand il sera en ligne ?
Les avis des Troll-en-folie, qui se qualifie lui-même de "parano chronique", Yvon le Zébulon et autres Tweesty - "autiste, gaucher et dyslexique" : rien que pour ce dernier, 7 avis et réponses aux avis des autres lecteurs ?
Pas question de les traiter indépendamment de la source à laquelle ils se raccrochent : sans elle, jamais Pierre JC Allard n'aurait écrit : "Ce qui ressort de tout ça, c'est une impression d'amateurisme si ostensible, qu'en complotiste modéré - mais vigilant - j'en viens à me demander si le pouvoir ne cherche pas à se montrer plus bête qu'il ne l'est pour nous faire croire qu'il est moins méchant qu'on ne le croit".
Par contre, pour bien comprendre sa réaction, on peut se référer à son blog - en lien - où 7 Septembre, il a traité du problème des vaccins et où il dénonce "la volonté de créer une polémique et un panique telles autour da la grippe et du vaccin, que tous les autres événements ne suscitent plus beaucoup d'intérêt et passent au second plan".
Poster un commentaire sur Rue89 lui permet non seulement de s'insérer dans un fil de discussion, mais également d'accéder à une visibilité que son seul blog ne lui autorise pas, avec un AMI Rank - indice d'autorité d'AMI OT - de 40% versus 70% pour Rue89.
Mais tous les commentaires ne procèdent pas de la même logique : Tweesty, plus prolixe, ne renvoie vers aucun blog ; ses commentaires se veulent essentiellement sarcastiques : "Elle était pas GI pendant la guerre du Golfe, Roselyne ? (ou peut être vache folle en Normandie...)".
Sophie Verney-Caillat quitte sa posture d'auteur de l'article pour s'interroger dans cette longue liste de commentaires : "je me dis aujourd'hui que je n'aimerais pas être enceinte et devoir décider".
Laurien, quant à lui, pose des questions précises : "On n'entend plus parler de l'hydroxyde d'aluminium dont la toxicité a été mise en cause lors des précédentes campagnes de vaccination obligatoire contre l'hépatite B (pour le personnel soignant). Est-il présent dans ceux contre la grippe (influenza et AH1N1) ?"
Entre d'autres termes, pour comprendre l'évolution des opinions quant à la pandémie - ou tout autre phénomène sociétal de ce type - il convient déjà de repérer tous les nouveaux articles sortant sur le sujet - ce qui permet aisément un outil de veille comme AMI OT.
Mais ce ne saurait être suffisant : il faut prendre en compte la longue ligne de commentaires suivant ces articles, en conservant le lien à cet article : car les lecteurs de Rue89 ne sont certainement pas ceux de Libération, et encore moins ceux du Figaro !
Ensuite, il faut être capable de traiter chacun de ces commentaires séparément pour évaluer quel opinion en émane - pour procéder ensuite à une évaluation d'ensemble, après avoir éventuellement éliminé d'inutiles scories, comme Pause qui interroge : "Suis-je le seul à avoir une mise en page différente, avec le texte de l'article à gauche et non plus au centre ?"
Décomposer une liste de commentaires en autant de documents indépendants - mais néanmoins logiquement rattachés à l'article initial - pour en permettre ensuite l'analyse sémantique constitue une des nouvelles fonctionnalités d'AMI Opinion Tracker.
La présentation des nouvelles fonctionnalités - car ce n'est pas la seule - d'AMI Opinion Tracker 3, aura lieu le Jeudi 22 Octobre en fin d'après-midi : réservez dès maintenant la date dans vos agendas.
Précision méthodologique : AMI OT est un outil d'aide à l'identification et à l'analyse des contenus disponibles sur Internet et non un outil de reproduction et diffusion de ces contenus, qui restent la propriété de leurs auteurs.
13:15 Ecrit par François Laurent dans AMI Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note















