22.10.2009

AMI Opinion Tracker 3.0

logo_ami_haut SANS baseline.jpgEn relisant ce que j'écrivais début 2008 ici-même, lors du lancement d'AMI Opinion Tracker, force est de reconnaître qu'en à peine deux ans, le Web 2.0 a profondément changé, quantitativement et qualitativement.

Quantitativement, conversations et lieux de conversations se sont multipliés : mi-2008, l’index de Technorati recensait 133 millions de blogs, et eMarketer prévoyait une progression régulière du nombre de blogueurs américains de l’ordre de 15% par an ; à la même époque, Facebook annonçait déjà 4,1 millions de Français inscrits … pour plus de 12 millions de Français présents aujourd’hui !

Quant à Twitter dont personne ne parlait il y a deux ans, le site de micro-blogging fédère plus de 11 millions de membres dans le monde, dont 125000 utilisateurs français.

Qualitativement ensuite : à côté des grands sites marchands – sur lesquels les consommateurs postent de plus en plus nombreux commentaires – sont apparus une multitude de petits sites, très spécialisés – le bio, la beauté, etc. –, qui mélangent vente en ligne et contenus éditoriaux, souvent très orientés.

Parallèlement, la multiplication des lieux et outils de publication conduit à une forte réplication des contenus, et des occasions d’y être exposés : de nombreux profils Facebook relaient les flux RSS du ou des blogs de leurs membres, de même que leurs messages sur Twitter, etc.

De même que l’on évoque sans cesse la continuelle convergence des médias, on ne peut que constater une grandissante convergence des sources et des contenus 2.0 : les outils de veille d’opinion doivent en tenir compte, et ce dans au moins trois directions.

Première direction, au niveau du sourcing, une plus grande finesse d’indexation : un article suivi de 100 à 200 commentaires sur LeFigaro.fr ou Bakchich.info, ce n’est pas juste une suite textuelle comme une autre, c’est un document précis – que l’on opposera, le cas échant, à un autre article des Echos.fr ou de Libération.fr – et une collection d’éléments à la fois indépendants – reflets d’opinions personnelles – et interdépendants – car tous reliés par une thématique et une source commune.

Seconde direction, au niveau de l’analyse : les métadonnées. D’une part, certains documents contiennent des métadonnées utiles qu’il convient de conserver – les notes attribuées à un produit sur un site marchand ; d’autre part, l’analyse peut avoir envie d’en introduire d’autres, comme autant de pistes de travail.

Enfin, la problématique de la convergence des sources et des contenus 2.0 soulève celle du surf intelligent : pour comprendre la dynamique du Web 2.0, l’analyste doit pouvoir, chaque fois qu’il le souhaite, pouvoir se mettre à la place d’un internaute lambda et, si nécessaire, effectuer une collecte"au fil du surf", passer d’un message Twitter à un post sur un blog, et rebondir vers une page Facebook, etc. … pour finalement rapatrier tous les documents rencontrés dans sa plateforme de veille, en vue de l’analyse finale.

Telles sont les avancées AMI Opinion Tracker 3.0, pour coller au plus près de la réalité du Web 2.0 : autoriser le surf intelligent, en sauvegardant et indexant en temps réel les documents rencontrés ; reconstituer le fil des discussions liées à un article ou à un évènement ; jongler avec les métadonnées, en récupérant les plus pertinentes ou en les complétant.

Au delà des sources et de la collecte des informations présentes sur ces sources, AMI Opinion Tracker 3.0 permet de "coller à la réalité" des usages sur le Web 2.0, des usages en continuelles mutations.

15:23 Ecrit par François Laurent dans AMI Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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