01.09.2009
C'est quoi un trackback ?
Un trackback - ou rétrolien - est "un système de liens inter-blogs semi-automatisé. Il permet aux auteurs de relier des billets de blogs différents et parlant du même sujet, ou se faisant référence", dixit Wikipédia.
Concrètement, ça marche comment ?
Vous trouvez intéressant cet article et justement, vous en avez déjà abordé le sujet sur votre propre blog, en en précisant d'autres aspects : vous rédigez un commentaire à la suite de mon papier, avec dans la signature un lien vers votre post : c'est un trackback.
Ce qui enrichit mon travail, valorise le vôtre, bref développe l'intelligence collective ... et tout est pour le mieux dans le meilleur des mondes !
Sauf que ...
Sauf qu'intervient la notion perturbatrice de PageRank.
"Le PageRank ou PR est l'algorithme d'analyse des liens concourant au système de classement des pages Web utilisé par le moteur de recherche Google pour déterminer l'ordre dans les résultats de recherche qu'il fournit.
"Google affecte un score à chaque page Web. Cette note est attribuée en fonction de nombreux critères et principalement en fonction des liens externes (popularité de liens) pointant vers la page web, ainsi que des liens que cette dernière fait vers elle-même (liens internes)", dixit toujours Wikipédia.
Réponse du même Wikipédia : "Les référenceurs et les webmestres créent quelquefois massivement des liens retour, par échanges de liens ou en inscrivant un site sur une quantité d'annuaires. Google avait autrefois une vision quantitative de la popularité d'une page, cette technique permettait donc de gonfler artificiellement son indice de popularité.
"Mais Google a réagi : d'une part en instaurant des filtres, tels que la Sandbox. Il détecte et sanctionne les campagnes massives de liens artificiels".
Reste plein de petits malins qui ignorent tout de pratiques actuelles du moteur de recherche et continuent à truffer la blogosphère de liens sans intérêt pointant vers eux.
Et comme ils ne sont pas des plus courageux, cela donne des commentaires sur style "Article très intéressant", avec un lien dans la signature : généralement, je les supprime et déclare la source comme spammeur à mon éditeur de blogs.
J'en ai laissé un là, à titre d'exemple : du coup les gens de Marina mode vont être contents ... même si je vous déconseille franchement d'aller acheter vos vêtement sur leur site, tant tout cela me paraît bien ringard !
C'est le danger des trackbacks saupoudrés à la sauvette : on ne sait jamais vraiment dans quel environnement ils arrivent.
Tout cela pour dire que si Google a beaucoup œuvré pour enrichir son algorithme, c'est encore loin d'être la panacée, notamment au niveau des blogs et des sites de type "2.0" : le seul décompte des liens entrants ne suffit pas à déterminer la réelle autorité d'un blog.
C'est d'ailleurs pourquoi l'AmiRank, l'indicateur utilisé par AMI Opinion Tracker pour évaluer celle des blogs, ne se contente pas de recenser les liens entrants : elle tient compte également de la fraîcheur de l'information - nombre de billets régulièrement publiés, date des derniers posts -, de l'importance des commentaires suscités, etc.
Un vrai blog s'inscrit au cœur d'un micro réseau social : les pseudo trackbacks n'en font évidemment pas partie
07:03 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














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