12.10.2009

Buzz de la semaine : Banques Populaires / Caisses d'Epargne

Enfin, le buzz de ces derniers mois puisqu'il s'agit du projet de rapprochement Banques Populaires / Caisses d'Epargne.

D'où une moisson un peu plus conséquente que d'ordinaire ... mais étonnamment "légère" puisque la collecte s'étale de la fin février à début octobre !

BPCE.jpgBref, le sujet - même s'il fait périodiquement couler beaucoup d'encre électronique dans les médias en ligne, parce que très politique - ne passionne que très modérément les blogueurs ... ce qui constitue déjà un enseignement en soi.

D'autre part, on note quelques pics dans la production des blogueurs : 26 Février, 19 et 20 Mai, 2 au 4 Août, sur lesquels on se penchera plus particulièrement pour mieux comprendre ce qui rythme la production de la blogosphère sur le sujet ... et surtout, comme les rédacteurs se positionnent sur le sujet.

Bpce Dates.jpg

Mais auparavant on notera que deux termes reviennent très régulièrement au sein des posts : fusion - 6 documents sur 10 - et crise - 4 sur 10 ; le premier avec une forte centralité, le second en point d'orgue : en d'autres termes, une fusion au centre des débats sur fond de crise économique et financière.

Bpce Central.jpg

Première période, donc : du 25 février - début de notre période d'observation - au 7 Mars.

Le 25 février, Politique.net plante le décor en annonçant : "L'Etat va procéder à la fusion de deux banques privées - les Caisses d'épargne et les Banques populaires - et s'apprête à nommer un proche conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête de ce qui deviendra la deuxième banque du pays, derrière BNP-Paribas" ; puis le complète quelques jours plus tard : "Lorsque la polémique a commencé à enfler à propos de la nomination du conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête des Caisses d'épargne et des banques populaires ..." .

Dès lors, la blogosphère qui va se passionner pour l'affaire et entre dans la polémique, c'est avant tout la blogosphère politique.

Pas nécessairement les ténors, mais souvent des blogueurs de faible autorité, qui vont se mobiliser à charge comme Benoit Petit : "Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette affaire ne sent pas bon, mais alors pas bon du tout " ; ou à décharge, comme Lucien Pambou : "Sur la direction Ecureuil / Banque Populaire François Pérol est compétent".

Seconde période : le mois de Mai 2009.

On rentre dans la période technique : la députée Chantal Brunel note sur son agenda à la date du 19 mai : "Suite de la discussion du Projet de Loi relatif à l'organe central des caisses d'épargne et des banques populaires".

Mais les évènements vont se précipiter et se télescoper ...

"Perquisitions chez Natixis, Banque populaire et Caisse d’épargne : des policiers perquisitionnaient dans le cadre d'une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations financières aux actionnaires", nous apprend Le Rouet à coeur ouvert.

Mais aussi on apprend "que deux des quatorze membres de la Commission de déontologie de la fonction publique [...] ont démissionné fin avril", toujours dans le cadre de l'affairePérol " , comme le rapporte Inventerre.

Dès lors, trois expressions vont se situer au cœur des débats, tant en termes de volumétrie que de centralité : projet de loi, commission de déontologie et petits actionnaires ; ainsi qu'un nom propre : François Pérol.

Bref, le débat lancé en Février reprend ... mais plutôt calmement : 16 billets au pic du 19 Mai, essentiellement de blogueurs issus des mondes politique et économique.

Ensuite, c'est plutôt encéphalogramme plat : jamais plus de 5 à 6 papiers quotidiens jusqu'à fin Juillet, la France est partie en vacances et la saisie du Conseil d’État par les députés communistes ne déchaine pas vraiment les passions.

Petit regain d'intérêt autour du 4 Août : "La cour d'appel de Paris a notifié en référé l’interdiction à la Caisse d'épargne d'Ile-de-France de fusionner avec la Banque populaire", note Actualité Française ; mais peu de politiques pour commenter l'évènement, seuls quelques blogueurs économiques veillent sur l'actualité estivale.

Et depuis, c'est de nouveau le calme plat ...

Manifestement le gouvernement n'a pas trop de soucis à se faire : le sujet ne passionne pas les foules, l'indignation de sort pas du cadre étroit de la blogosphère politique et de quelques polémiqueurs.

Plus à attendre que les marketers s'emparent du sujet pour traiter de la fusion des marques et des enseignes, et la banalisation du dossier sera achevée.

06:40 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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