29.01.2009
Opinions et informations
Intéressants échanges lors de la table ronde Les nouvelles tendances du web, réunie en fin du Colloque Internet Santé, organisé par l'UDA et Isidore, et à laquelle m'avait convié Pierre Ferrer.
Ce qui m'a le plus frappé lors de ces discussions, c'est l'obsession de cette profession pour la recherche de l'information vraie, et la phobie des approximations et surtout des fausses informations : mais en ce domaine, l'erreur peut prendre des dimensions tragiques.
D'où ce cri de Dominique Dupagne, créateur du forum d'échanges médicaux en ligne Atoute : pour lui, le Web 2.0 représente le pire danger auquel la profession doive faire face.
Une profession qui expérimente timidement, en se bardant de garanties : ainsi Sophie Kune, rédactrice du blog FemmesAvantTout, qui se définit comme un "espace de libre échange est dédié aux personnes sensibles à la valorisation de la féminité face au cancer du sein", modère ses commentaires a priori, même si elle reconaît ne jamais avoir rencontre de réels problèmes à ce sujet.
Il faut reconnaître que le domaine de la santé est particulièrement encadré, notamment en termes de communication ; je suis même étonné quand le blog - payé par Roche - valorise ouvertement les actions menées par cette société : "Soutenir l'action que Roche met en place au travers d'un concours artistique crée pour aider les femmes atteintes du cancer du sein à mieux appréhender la maladie, mais oui, il faut le faire, c'est évident".
Finalement, mon problème à moi est plus éthique ... mais éthique rime peut-être avec naïf ?
Quoi qu'il en soit, si la toile bruisse d'opinions inexactes ou fausses, mieux vaut les analyser et les comprendre, que les ignorer : c'est pourquoi j'ai présenté en introduction mon étude Le lait est-il cancérigène ? Que le lait soit réellement cancérigène ou non, c'est une information à vérifier - ce qui entre dans le champ du vrai ou faux. Mais c'est aussi une rumeur, dont il faut cerner la porter et éventuellement combattre - et ce n'est pas en s'enfouissant la tête dans le sable que l'on résoudra le problème.
C'est pourquoi, j'ai apprécié l'exposé d'Ingrid Aubry, responsable de la veille internet chez Global Média Santé, qui recueille des opinions sur la toile, puis les utilise comme stimuli pour faire réagir des praticiens : j'y vois là une démarche plus novatrice.
10:18 Ecrit par François Laurent dans Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note














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