18.11.2008
Colette et la branchitude
Colette, vous connaissez, le "temple de la branchitude" parisienne ?
Ce doit être vrai, ce n'est pas moi qui le dit, mais Fliz Boutik, Le monde de Vanessa, Déco Design, Meet a talent et encore plein d'autres.
La branchitude donc, cela donne comme un perpétuel petit bruit de fond sur la blogosphère : au maximum 15 à 20 papiers par mois, pas plus - et tous émanant de titres comme Tendance parisienne, Taaora, ou encore Cherry soup, "the new taste of fashion" comme ce dernier se définit.
Pour ceux qui découvre la boutique, Colette apparaît comme un non espace - juste un réceptacle qui n'existe que par et pour les marques. Pour et par certaines marques, et certains créateurs : Tom Ford, Chloé, Nike ; ou des plus discrètes, comme Tann's ou ... Toto.
Si, Toto, la célèbre marque de toilettes japonaises qui font "aussi bidet et douchette", dixit Le monde de Vanessa (photo en vignette).
Le seul moment où l'on parle de Colette pour Colette, c'est quand Colette ... ferme pour travaux ; puis bien éviedmment rouvre "après un lifting réalisé par le décorateur japonais Masamichi Katayama plus connu sous le nom Wonderwall", précise Déco Design.
Entre les deux, Colette aura su jouer avec les tendances.
L'éphémère, tout d'abord : "Pendant que la boutique iconique de la rue Saint-Honoré ferme cet été pour se refaire une beauté, le magasin Gap de New York accueille, du 6 septembre au 5 octobre, le 1er magasin éphémère Colette des Etats-Unis", selon Jalou Gallerie.
Le miniature ensuite : "Le magasin Colette est fermé pour travaux, mais heureusement pour les accros, un mini Colette le remplace jusqu’à sa réouverture", selon Le paradis des marques.
Mais finalement, c'est quoi, Colette ? La seule façon de le savoir, c'est de se focaliser sur la courte période de la première quinzaine de Septembre, qui suit sa réouverture fin Août : là, les blogueurs ne parlent plus des produits exposés chez Colette, mais de Colette.
C'est clair : Colette, c'est le Concept Store Parisien, célèbre pour son “Water bar”.
C'est quoi, un concept store : "un commerce de détail thématique. Il s'agit de proposer à la vente un ensemble de produits dont la gamme est définie, plutôt que par type de produit, par un même univers thématique, comme le design, le luxe, le sport, la décoration, une marque, etc." selon Wikipédia.
Donc, dans la définition précédente, ce qui compte, ce n'est pas l'expression Concept Store - triviale - mais l'aticle défini "le" (Colette est unique) et le qualificatif "Parisien" : Colette, c'est Paris. Avec tout ce que Paris compte de luxe, de mode ... et de branchitude !
Mais la branchitude, ce n'est pas tout Paris : juste une infime population de Happy Few ... dont les autres - les non branchés - se gaussent : "Ils sont toujours aussi navrants dans cette boutique".
Voire pire : "Je ne comprends pas pourquoi l'on donne de l'importance à colette. Le seul but avoué de ce magasin est d'aspirer tout ce qui est de près ou de loin créatif et de le vampiriser, le surexposer, le surexploiter jusqu'au dégout des consommateurs. Ce lieu est inutile, car sans âme ni éthique", commentent les lecteurs d'Etapes.
Colette, à en lire les blogs, c'est un peu le catalogue ultra branché d'une cible très étroite : le Manufrance des Bobos Parisiens.
08:42 Ecrit par François Laurent dans Distribution | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note














Commentaires
Bonjour, je rebondis sur la conclusion. Il est vrai que Colette reste un "temple" de l'archi bobo chic parisien et international, cependant quelle réussite de parvenir à devenir une référence mondiale pour vendre des produits un peu originaux et uniques.
Colette assume son statut de magasin révélateur de tendances, tant dans son arrogance que dans la foule qui s'y tient chaque week end, sans relâche.
Ecrit par : Edouard [le Paradis des Marques] | 19.11.2008
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