31.10.2008

Consommer mieux : du Point au Semo

Semo.jpgLe Point consacre cette semaine tout un dossier au "Consommateur Intelligent" : "La loi Grenelle fait les gros titres, mais l'essentiel est ce qui se passe dans les chaumières. Le Point vous livre ses conseils pour consommer mieux".

Consommer mieux ! "Consommer moins pour consommer mieux" est l'une des conclusions majeures de l'étude sur la déconsommation réalisée par AMI Software en partenariat avec l'UDA, publiée ici même le 10 Septembre.

Lorsque nous nous sommes lancés dans ce projet, nous ne souhaitions surtout recueillir un discours de spécialistes - de blogueurs d'autorité sur la question - mais bien au contraire étudier comment certains Français pouvaient modifier au quotidien leur consommation, pour la rendre plus conforme à leurs idées, mais sans excès de militantisme.

Et comme le soulignent les journalistes du Point, "à la fin, tout dépend, ou presque, de chacun, de sa maison, de sa voiture, de ses déchets" : d'où l'intérêt de s'intéresser à "chacun" des Français - ou du moins les plus sensibles aux notions de "consommation durable", "simplicité volontaire", etc.

D'où l'idée de cet Observatoire de la déconsommation qui sera présenté le Mercredi 5 Novembre, de 13 heures 45 à 14 heures 30, en salle 242B, au Semo.

14:20 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

30.10.2008

Souriez ... vous êtes aspirés !

Google.gifSuper, cette information parue dans le Journal du net : "Poursuivi par les associations d'éditeurs et d'auteurs des millions d'ouvrages qu'il a commencé à mettre en ligne, Google vient de consentir à payer 125 millions de dollars de droits d'auteurs".

Personnellement, je n'ai rien contre la libre diffusion de mes écrits (c'est pour cela même que je blogue beaucoup), mais je déteste que certains se fassent des sous sur mon dos - pour le dire poliment ! Qu'un étudiant photocopie quelques bonnes pages de mes livres me fait plutôt plaisir ; que Google me paie un petit quelque chose quand il gagne de l'argent grâce à moi me semble en revanche normal.

Par curiosité, je vais jeter un petit coup d'œil sur Google Livres, pour découvrir qu'un de mes prédécents livres - Etudes marketing: Des études de marché au consumer insight -  est accessible en "Aperçu limité".

Cela signifie quoi, "Aperçu limité" pour Google ? Un nombre de pages incroyable ... de quoi renoncer à acheter le livre, si on n'a pas envie de le garder précieusement sur sa table de chevet ! Et pas de risque de se tromper, les couvertures sont parfaitement reproduites.

Je ne sais pas qui leur a donné l'autorisation : j'ai peut-être bien fait de changer d'éditeur, car pour mon dernier livre "Aucun aperçu disponible".

L'intelligence collective, c'est bien - sinon, je ne rédigerais pas de papiers ici - mais pas quand certains cherchent à se montrer plus intelligents et moins collectifs que les autres.

16:47 Ecrit par François Laurent dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.10.2008

Référencement "naturel"

liens.pngLe référencement "naturel" constitue souvent une des plus belles escroqueries en cours aujourd'hui au sein du Web 2.0.

Pourquoi ? Parce que le terme s'est galvaudé et surtout des pratiques abusives se sont installées, là où initialement oeuvraient des professionnels sérieux.

Donc, comme toujours, il convient de séparer le bon grain de l'ivraie.

Explications.

Au commencement, quand la puissance des moteurs s'évaluait à leur seule capacité à indexer Internet, il convenait pour tout webmaster digne de ce nom, de leur fournir les moyens d'indexer le site dont il avait la charge : des bons mots clefs, répétés au bon endroit, au fil des pages - mais surtout convenablement serinés comme un leitmotiv sur la home page.

Bien évidemment, de telles litanies ne pouvaient que lasser le lecteur - denrée si rare en ces périodes pionnières. Alors, on utilisait des polices transparentes (à l'œil, mais bien visibles des moteurs) ; et comme le nombre de visites comptait plus que la pertinence des visites, on glissait les mots clefs les plus fréquemment tapés à l'époque : mp3, sexe, etc.

Evidemment, un site trop fortement chargé en mp3 ou en sexe, surtout s'il appartenait à un lessivier ou assureur - passe encore pour un site de rencontres - sautait rapidement aux yeux des moteurs (c'est évidemment une image) et les indélicats se voyaient immédiatement blacklistés.

Puis Google est arrivé !

Et là, les règles du jeu ont changé : savoir se faire indexer ne suffit plus, il faut également faire preuve d'autorité.

C'est quoi, l'autorité selon Google ? Disposer de nombreux liens entrants ; en d'autres termes, que de nombreux sites vous montrent du doigt (encore une image) ; ou, plus noblement dit : s'inscrire au cœur d'un esemble d'hyperliens.

Donc, le sport change : il faut partir à la chasse des liens entrants.

Tous les blogueurs connaissent le principe des "trackbacks" : je poste un commentaire à la suite d'un papier sur un blog et j'ajoute en guise de signature l'adresse de mon propre blog.

Certains petits malins vont ainsi se glisser là où ils n'auraient rien à faire, juste pour favoriser leur référencement "naturel" : d'où ces commentaires sans rapport avec le sujet traité, du style : "t'as raison, d'ailleurs je le dis aussi sur mon blog".

J'avais ainsi récemment montre dans Saint Germain pointant sous Google Chrome, comment un petit facétieux s'était amusé à ponctuer 72 billets parlant du nouveau navigateur de Google, de ce banal commentaire : "Je l'ai testé, il est pas mal et très rapide. Seul point négatif, il n'y a pas d'extension et je suis trop habitué à Firefox... peut être plus tard je passerai à chrome". Tout cela pour favoriser l'ascension de site d'informations locales dans les recherches de Google.

C'est amusant, et parfaitement stupide : il n'y a aucun lien sémantique entre les thématiques - Google et le tourisme dans l'ouest parisien.

Mais bon, ça permet d'améliorer son PageRank.

C'est là qu'interviennent les pros, les vrais : ils créent des sites écrans - pleins de sites bidons, tous liés entre eux par des liens croisés. Des trucs vides, mais devant rapidement bénéficier de PageRank (moyennement) élevés. Souvent, parce qu'ils sont un peu pingres, ils squattent les plateformes de blogs gratuites : récemment, j'en ai débranchés deux sur l'une que je gère ... juste des pages de liens !

Belle escroquerie : regardez vous avez un superbe PageRank - bien sûr, ça ne veut strictement pas dire que vous faites autorité dans votre domaine ... mais ça fait illusion.

Je pense que Google ne doit pas trop aimer, que des petits malins se fassent des sous là où est son business model : car si vous disposez d'un bon référencement "naturel", à quoi bon payer pour apparaître en première position ? Il semblerait que certains indélicats se soient faits blacklister.

Tout ceci milité par une analyse réellement pertinente du Web - et plus particulièrement du Web 2.0, là où les liens s'échangent si facilement - basée sur sa réalité sémantique ... et non sur les seuls hyperliens.

08:00 Ecrit par François Laurent dans Marketing | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

28.10.2008

L'observatoire de la déconsommation au Semo

estomac.jpg"Consommer moins pour consommer mieux" : ce n'est encore qu'un signal faible, mais qui s'amplifie très régulièrement.

Le concept même de consommation responsable séduit de plus en plus de Français.

L'observatoire de la déconsommation se fixe pour objectif non seulement de traquer les tendances émergentes en ce domaine, mais également de cerner ce nouveau mode de vie.

Vous avez aimé mes précédents papiers : Déconsommation et Créer un panel de blogs, et vous souhaiteriez en savoir un peu plus sur cette étude réalisée par AMI Software en partenariat avec l'Union Des Annonceurs.

Rendez-vous au Semo où cette étude sera présentée en détail le Mercredi 5 Novembre de 13 heures 45 à 14 heures 30, en salle 242B. Vos questions seront les bienvenues.

09:01 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

27.10.2008

Buzz de la semaine : Joe le plombier

joecocker.jpgNous connaissions tous Joe le Taxi, chanson culte d'une Vanessa Paradis à peine âgée de 14 ans lors de sa sortie en 1987. Grâce à la campagne présidentielle américaine, nous avons découvert Joe le plombier ... ou l'imposteur, c'est selon.

Car Joe le plombier - le vrai - existe ... et nous le connaissons tous ! Solution en bas de cette note, pour ceux qui ont la mémoire courte.

Joe le plombier - le faux -, alias Samuel Wurzelbacher, c'est cet américain "moyen" de Toledo dans l'Ohio, qui a interpellé Barack Obama en visite dans sa ville sur le thème : "à cause de vous, ceux qui travaillent comme moi vont payer plus d'impôts pour le plus grand profit des fainéants".

McCain en fit aussitôt son champion pour attaquer le programme fiscal de son adversaire, allant jusqu'à le citer à vingt reprises lors de son dernier débat télévisé ... jusqu'à ce que le presse fouille un peu dans le passé de l'artisan et découvre ... qu'il travaille sans patente et a "oublié" de payer ses impôts: bref, pas quelqu'un de trop fréquentable !

"Pan sur le bec", comme dirait le Canard enchaîné.

Vrai ou faux plombier, notre Joe fit immédiatement la une de tous les quotidiens et magazines américains ... et devint le héros de la blogosphère US, suscitant tous les quolibets possibles.

Et en France ? Plus de 200 papiers en 3 jours, Joe est une star ... aussi fulgurante que Kerviel en début d'année, mais bien plus éphémère.

200 posts au sein desquels Barack Obama devance John McCain - 140 contre 125 citations : décidément, les Français votent Démocrate (Al Gore et John Kerry regrettent encore que nous ne prenions pas part au vote).

Puisque Barack Obama tire un peu trop la couverture à lui - et John McCain aussi -, je me suis plus particulièrement penché sur la quarantaine de documents qui parlent de notre plombier sans citer le candidat démocrate.
Joe le plombier.png

Première remarque : alors que dans les posts où le nom d'Obama apparaît, dominent des expressions comme dernier débat, politique fiscale, dans ceux où il n'est pas cité, c'est Wall Street qui s'invite en tête : peru de la crise financière ?

Non, simplement par ce que le site joetheplumber a dépassé la fréquentation de celui Wall Street, comme nous rappelle sans blog ; notons que ce site n'est bien évidemment pas celui de notre faux plombier (qui s'appelle Sam), mais d'un vrai plombier qui s'appelle vraiment Joe - mais ce n'est pas la solution de mon énigme, c'est encore une autre vrai Joe le plombier ! Que c'est compliqué.

Bref, vous l'avez compris, les Français s'amusent : la politique américaine, c'est important mais un peu rasoir, alors on se défoule ... et certains ont même réussi à retrouver ... le blog du cousin français du plombier de l’Ohio, sobrement intitulé : Joe le Plombier :

"Je veux être le Joe français. Celui qui va faire que les élus français nous écoutent. Qu’ils cessent d’être hypnotisés par les financiers", claironnait-il le 16 Octobre, à l'ouverture de son blog ; depuis, notre Joe se cherche ...

Au fait, qui est Joe le plombier - le vrai ? Enfin le mien ! Réponse sur le blog Rave up : John Robert Cocker, plus connu sous le nom de Joe Cocker, qui mit toutefois fin à sa carrière dans la plomberie dès l'âge de ... 16 ans ! La plomberie mène à tout ... pour qui sait en sortir à temps !

07:05 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.10.2008

Plan France Numérique 2012

Besson.jpg"Le 2 avril 2008, le Président de la République et le Premier Ministre m’ont confié la mission d’élaborer un plan de développement de l’économie numérique, capable de replacer la France parmi les grandes nations numériques à horizon 2012" : si vous souhaitez découvrir le document dans son intégralité, rendez-vous sur francenumerique2012, où vous découvrirez une petite vidéo d'Éric Besson traçant les grands axes de son Plan.

Remarque toute personnelle : le "Secrétaire d'État auprès du Premier ministre, chargé de la Prospective et de l'évaluation des politiques publiques" apparaît un peu figé, comme s'il avait cédé à la mode du podcast mais que, manifestement, il ne se sentait pas très à l'aise.

Le plan a fait l'objet de nombreux commentaires sur la blogosphère - à chaud, certains VIB (Very Important Blogueurs) ayant été invités à la conférence de presse - et il suffit de sauter de blog en blog pour en découvrir multiples condensés : celui d'Henri Kaufman, assez synthétique, qui renvoie pour plus de détails sur celui de Richard Menneveux.

Loin de moi l'idée de commenter ici les 81 pages du Rapport Besson - d'autant que je viens de m'avaler les 299 feuillets d'Entreprise 2018. Certainement pas !

Mais lundi dernier avait également lieu un évènement d'importance : la seconde réunion du "Collectif de l'Intelligence Collective" - pour la première réunion, voir ici.

Pas de photos de groupe cette-fois : Yann nous avait fait faux bond (il est très occupé, comme tous les VIB).

Par contre une décision : nous allons nous partager le Besson Nouveau (bientôt le Beaujolais nouveau), chacun son chapître, et le commenter ici même.

Sinon, ils m'ont aussi soufflé l'idée du buzz de lundi prochain ...

07:32 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.10.2008

Buzz de la semaine : à vous la main !

buzz_agoravox.jpgLes fidèles lecteurs de ce blogs s'étonneront : normalement, le "Buzz de la semaine" paraît le lundi ! Mais pas d'erreur : ce billet parle de la chronique ... et ne décortique pas une campagne.

Les anciens et fidèles lecteurs de ce blogs - mais si, il y en a - souriront si je leur dit que j'écris ce papier sur mon eeePC et dans un train qui file à grande vitesse ; les autres pourront relire ce post.

Tout cela pour dire que depuis des semaines, vous découvrez tous les lundis la nouvelle analyse d'une rumeur - d'un buzz en bon français - d'origine publicitaire ou ... non, réussi ... ou non. Et parfois, vous vous demandez pourquoi je n'ai pas traité de telle ou telle campagne, de tel ou tel sujet.

Pourquoi ? Tout simplement parce que vous ne me l'avez pas demandé !

Vous souhaitez que j'analyse - gracieusement - une opération ? Il vous suffit de m'envoyer un petit mail - pas le vendredi soir pour le lundi - à l'adresse su blog : redaction@intelligencecollective.info.

Et je m'attacherai à satisfaire vos demandes, dans la mesure de mon possible : j'attends donc vos mails.

Post Scriptum : le WiFi dans la Thalys, c'est plutôt moyen (je parle du service offert par la SNCF, pas de l'utilisation d'une clef 3G) : débit très lent, avec pas mal de coupures.

Juste de quoi frimer : devine d'où je t'écris ... ou d'où je rédige ce billet.

08:03 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.10.2008

René Duringer & L'entreprise dans 10 ans

2018.jpgSuite à la parution de L'entreprise dans 10 ans, interview de son initiateur / ccordinateur, René Duringer.

Intelligence Collective : Qu'est-ce qui a conduit l'Ordre des Experts-Comptables - dont les Français ne sont certainement pas une image très "moderne" - à se pencher sur le futur de l'entreprise à horizon 10 ans ? Peut-être se problème d'image ?

René Duringer : La France est plus ancrée dans ses racines, que dans le futur (par rapport à d’autres civilisations) et les experts-comptables (version .fr) sont sûrement connotés dans l’inconscient collectif comme des personnages plongés dans le passé.

En attendant le neuromarketing pour reprogrammer ces images négatives qui perdurent, dès 2003, l’Ordre des Experts-comptables s’est doté d’une cellule de veille pour identifier les tendances sociétales et en déduire les nouveaux business de demain. Inconstestablement quand un expert-comptable fait un show au Salon des entrepreneurs sur les créneaux porteurs plutôt que sur le calcul du fonds de roulement, automatiquement cela change le regard des créateurs d'entreprise sur la profession.

Idem pour Entreprise2018, le fait de réaliser un ouvrage où l’on parle du futur des entreprises, mais sans évoquer l’expert-comptable ou les disciplines de son cœur de métier (comptabilité/fiscalité/social), c’est indirectement pour actualiser notre image, et cela marche !!!

Intelligence Collective : A la base les dernières grandes mutations sociétales, le Web 2.0 n'existait pas il y a dix ans : quelles prédictions fiables auraient pu faire concernant ce qu'on appelle couramment l'entreprise 2.0, un futurologue de 1998 ?

René Duringer : En l’an 2000 lors d'une grande convention prospective intitulée Futuract, sous l’égide d’HEC, les germes de l’entreprise 2.0 étaient déjà là, même sans l’arsenal des services collaboratifs du deuxpointzero (d’ailleurs, en l’an 2000 l’Ordre des Experts-comptables avait déjà décrit les caractéristiques de cette entreprise 2.0 dans un ouvrage, mais sûrement trop tôt).

Les choses n’arrivent pas par hasard, il suffit d'un terreau fertile... Il ne faut pas oublier que c'est l'individu en tant que consommateur ou usager d'une technologie qui décide si l'offre du marché répond à son besoin immédiat, à résoudre une difficulté de sa vie. La technologie a simplement servi d’amplificateur pour le grand bond en avant en 2008.

En ce qui concerne les futurologues ou assimilés, il me semble que même avant 1998, on aurait déjà pu esquisser ce que nous vivons aujourd'hui, avec pour seule incertitude ... le calendrier du scénario.

Intelligence Collective : N'y a-t-il pas un important risque méthodologique à s'adresser à des experts : ils imaginent le futur à partir des technologies émergentes alors que la réalité viendra de l'usage que les consommateurs feront de ces technologies. Juste un exemple : aucun expert ne croyait dans les SMS, ce sont les ados qui leur ont donné tout leur sens ; depuis, la communication n'est plus la même.

René Duringer : Bien que s’agissant d’un ouvrage institutionnel, j’avais demandé à chaque auteur de se lâcher et de proposer des tendances émergentes improbables, inédites, à contre courant, etc Pas évident pour les auteurs de s’écarter du mainstream, de prendre le risque d’évoquer un futur qui ne se réalisera pas.

Cette consigne visait à s’écarter d’une simple extrapolation du présent. Toutefois, à chaque fois on m’expliquait qu’à l’horizon de 10 ans, peu de gens identifiaient de grosses ruptures. Il aurait fallu faire Entreprise2028 pour de vrais changements de palier.

Sinon, il est vrai que si j’avais eu à produire l’ouvrage unofficial du congrès de l’Ordre des Experts-comptables j’aurais plutôt privilégié une prospective sensible à partir de signaux à basse densité disséminés dans la vie quotidienne, j'aurais cherché des infos dans des groupes sociaux minoritaires car c'est l'observation de l'humain (salarié, consommateur, citoyen, etc) qui fournit le plus d'indices prospectifs/disruptifs.

Il est important de se référer à des « particules élémentaires », car dès lors où l'on conceptualise ou théorise ou simplement nommer, alors devient de façon soudaine moins pertinent.

Intelligence Collective : N'as-tu pas peur que l'on pointe d'ici quelques temps quelques vérités rédigées par certains experts - comme ce papier de Radu Vranceanu, Professeur à l’Essec, sur le rôle des états dans l'économie, totalement contredit par les faits dès maintenant avec l'intervention massive des états pour juguler la crise financière mondiale - et que l'on remette tout ton travail en cause.

René Duringer : Nous vivons dans un environnement imprévisible/volatile/instable et nous savons tous que nous allons traverser une phase de mue inconfortable.

La période où l’on pouvait faire des méta scénarios gravés dans le marbre est révolue et le futur va ressembler à un nuage de points, avec des retournements tous les jours. L’ouvrage Entreprise2018, a été conçu pour sensibiliser les entrepreneurs à être en position d’alerte, à avoir une culture de l’anticipation, à avoir en tête les mutations sociologiques « dans le tuyau ».

Avoir raison n’a pas de sens dans ce type d’ouvrage car c’est à chacun ensuite de se forger sa propre vision, car sinon on infantilise le lecteur. C’est d’ailleurs, la raison pour laquelle nous avons parfois juxtaposé des visions différentes sur le même thème et nous continuerons lorsque nous lancerons le wiki-blog-réseau social www.entreprise2018.com !!!

En ce qui concerne le grand retour de la régulation nous l’avions pressenti lors du congrès 2007, alors qu’à l’époque cela n’était pas vraiment tendance. La vie étant un immense balancier, il suffit d’attendre le pic d’un phénomène (par exemple le libéralisme) et de prévoir à ce moment son mouvement contraire …

Ensuite il suffit de dire que l'on a des super pouvoirs prédictifs avec un air mystérieux !!!

07:47 Ecrit par François Laurent dans Interview | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

21.10.2008

Le client, source d’innovation marketing

UneJNM4.jpgTel sera le thème des prochaines Journées Nationales du Marketing qui se dérouleront les 11 & 12 décembre prochains au Press Club de France - 8, rue Jean Goujon - 75008 Paris.

En 2006, le Time Magazine élit l’individu / citoyen / consommateur (c'est-à-dire : nous tous) "personnalité de l’année", saluant ainsi la contribution de chacun au développement d’Internet et de la communication.

En 2007, l’ADETEM poursuit le travail engagé sur l’émergence de notions fondamentales, creusant, dans le sillon du Web 2.0, la prise de pouvoir du client ; un être que l’on découvre donc subitement doué d’autonomie, capable de choisir, de commenter voire de faire basculer les marques les plus établies.

En 2008, l’ADETEM pousse plus loin la réflexion encore et esquisse, pour les marketers et les managers, l’impact de cette co-création généralisée sur les pratiques marketing en général et les nouveaux mode d’innovation en particulier.

Une ère de collaboration étendue, interne et externe, qui challenge notre profession tout en constituant un formidable levier pour de nouvelles expériences. Vous désirez séduire votre client ? Mettez le donc au travail !

Bon, mais c'est pas si simple ... il y a encore peu d'élus, même si certaines réussites font rêver !

Pour découvrir qui, quoi, comment, etc. : rendez-vous les 11 & 12 décembre prochains ; pour s'inscrire, c'est ici.

07:21 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.10.2008

Buzz de la semaine : Coca Cola Zéro ... pointé !

cocacolazero.jpg"A l’occasion de la sortie du dernier James Bond le 31 octobre prochain, Coca-Cola Zero annonce le lancement d’une campagne signée Publicis Conseil. Le dispositif comprend un spot diffusé uniquement au cinéma pour la France (et dans 30 pays) depuis le 1er octobre, un spot radio, et une campagne de bannières qui renvoient sur le site de la marque".

A lire le communiqué relayé par CB News, la campagne s'avérait d'ampleur et le buzz prometteur : gourmand, je programmais AMI OT pour en évaluer les premières retombées, puis en suivre l'évolution au fil des jours.

Force est de la constater : avec 62 posts, on est loin des scores de Lagerfeld ou de la Prêtres Academy ! Et encore ...

Si l'on se penche sur le "pic" du 16 Septembre, on tombe plutôt sur des blogs "professionnels du buzz", comme Webobuzz, simples boites relais des communiqués de presse ; on découvre également en parcourant News de stars que "Jack White, le chanteur des White Stripes, choisi par les producteurs de la saga 007 pour interpréter la chanson originale de "Quantum of Solace" est fâché de voir sa composition utilisée dans la dernière pub Coca-Cola".

Coca Zero.png

Bref, un démarrage poussif à la limite du polémique.

Et après les premiers passages au cinéma ? Une trentaine de citations à la mi-Octobre, où l'on parle (un peu) de Daniel Craig, le nouveau 007, et un peu plus de Jack White - le revoilà : "La musique avait été dévoilée dans une pub , ce qui avait énervé Jack White", rappelle encore CinéBlogywood. Est-ce pour cela que la vidéo postée courant Septembre sur Webobuzz et consorts a disparu ?

Bref, je ne vois l'intérêt de m'appesantir sur cette campagne ... sinon pour vous laisser le plaisir de découvrir Another Way to Die, la chanson générique signée Jack White et chantée en duo avec Alicia Keys. Les amateurs reconnaîtront le coup de guitare ravageur de Jack ... même s'il apparaît à la batterie sur le clip.

08:00 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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