30.03.2008

3 Questions à … Jean-François Levionnois

5c4e2daca1a5dcf2120f089fac3af59d.jpgJean-François Levionnois, Président – LH2

Aujourd’hui, plusieurs millions de Français s’expriment sur leurs blogs, participent à des forums, échangent au sein de réseaux sociaux, etc.

Comment avez découvert toute cette expression spontanée sur Internet ?

A vrai dire de façon un peu particulière, puisque c’est en m’interrogent sur l’achat d’une nouvelle guitare. Je joue de cet instrument depuis l’âge de 6 ans et reste un passionné. Aussi, j’ai des idées un peu préconçues sur les grandes marques et était à peu près fixé sur mon choix.

Un jour, toutefois, j’ai décidé d’aller sur Internet voir ce qui se racontait sur les marques. J’ai été très étonné de l’extraordinaire richesse de ce que j’ai alors trouvé. Des passionnés, des spécialistes et même des luthiers qui discutent, comparent, pèsent le pour et le contre, font des bilans points forts/points faibles. Mon choix s’est finalement porté sur un tout autre instrument que ce que j’avais alors prévu et je ne le regrette pas.

Depuis, je fréquente davantage Internet pour me documenter.

"Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d’intelligence collective", écrivait dès 2005 Tim O'Reilly, dans son article fondateur :"What Is Web 2.0".

Quelle définition donneriez-vous de cette intelligence collective ?

Une sorte de gigantesque "café du commerce" où l’on échange sur une multitude de sujets. Un échange libre, sans entrave et totalement multiforme.

En termes de marketing, comment envisagez-vous la complémentarité entre les nouveaux outils d’écoute des consommateurs et les méthodologies "traditionnelles" ?

Tout d’abord, la réponse à la question précédente montre l’importance incontestable d’une observation de la blogosphère. En effet, ce qui s’y raconte n’est pas influencé par un questionnement particulier. On se contente d’observer.

L’écoute de la blogosphère devient donc un outil incontournable de la panoplie de l’homme de marketing. Elle ne peut cependant pas être le seul axe de travail pour différentes raisons qui seraient fastidieuses à développer ici.

Par contre, elle permet (et c’est en ce sens qu’elle trouve sa complémentarité) de mieux comprendre comment se forment les opinions mesurées par ailleurs et de repérer les éléments qui peuvent les modifier dans un futur proche ou plus lointain.

12:55 Ecrit par François Laurent dans 3 Questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.03.2008

Chanson française

97aea696b8c6dfbb9a85a55940034e82.jpgParmi mes sujets d’intérêt, et dans un monde du disque en pleine mutation, il y a ce que l’on pourrait appeler la "nouvelle chanson française" et qui est difficile à définir. Pour m’aider, je suis allé voir sur les blogs ce que l’on disait de la "nouvelle chanson française" et je dois dire que cela n’aide pas à en donner une définition claire, chacun y mettant un peu ce qu’il veut  (Vanessa Paradis ou Alain Bashung, après 20 ans de carrière, sont couramment classés dans cette catégorie par certains). Par contre, je suis tombé sur la citation suivante : « C’est Alain Souchon qui a le premier utilisé l’expression nouvelle chanson française pour désigner ce que lui, Cabrel, Jonasz ou quelques autres faisaient ».

Cela me ramène aux chansons de Souchon. Et puis, un collègue me parle d’une étude que LH2 va publier sur le développement durable et la société de consommation (de surconsommation peut-être … ). Et là, un déclic : Souchon, le développement durable, la société de consommation !!!

L’étude LH2 tout d’abord : elle montre que la consommation n’enrichit pas l’individu. Elle l’entraîne dans un univers de distraction futile, loin de l’essentiel, ou le plaisir est immédiatement tempéré par la contrainte, l’envie et la privation (encore plus quand le pouvoir d’achat diminue). A l’inverse, la promesse développement durable, même si elle se situe de manière imparable dans le registre du devoir, renvoie vers des valeurs subliminales positives : sérieux, équilibre et surtout bonheur, épanouissement. Luc Balleroy, Directeur général de LH2 aura mainte fois l’occasion d’expliquer ces tendances fondamentales dans les semaines à venir.

Et Alain Souchon dans tout cela. Il écrivait en 1993 (15 ans déjà !!!) une chanson prémonitoire qui résume la philosophie de notre étude : Foule Sentimentale.

Je ne peux pas résister à en citer de larges extraits : « oh la la, la vie en rose, le rose qu’on nous propose, d’avoir des quantités de choses, qui donnent envie d’autres choses, aïe on nous fait croire que le bonheur c’est d’avoir, de l’avoir plein nos armoires, dérision de nous dérisoires car, foule sentimentale, on a soif d’idéal… » mais aussi « il se dégage de ces cartons d’emballage, des gens lavés hors d’usage, et tristes et sans aucun avantage ». Il faut dire qu’on ne nous fait pas de cadeau, selon Alain, et en vrac, sans respecter l’ordre de la chanson : « on nous inflige, des désirs qui nous affligent », « on nous Claudia Schieffer, on nous Paul-Loup Sulitzer, oh le mal qu’on peut nous faire », « il faut voir comme on nous parle ». Et oui, sauf que nous, d’après Souchon, ce n’est pas cela qu’on attend : « on nous prend faut pas déconner dès qu’on est né, pour des cons alors qu’on est, des foules sentimentales, avec soif d’idéal, attirées par les étoiles les voiles, que des choses pas commerciales ».

Pas enrichissant la consommation, selon Alain Souchon. Pas étonnant, on a soif d’idéal. Les valeurs subliminales contre le plaisir futile ou éphémère. 

Voilà comment en parlant de nouvelle chanson française, on arrive au développement durable. Mais c’est précisément pour cela que je vais vous parler de chansons dans les mois qui viennent. Parce que la chanson est enracinée dans la société, parce qu’elle y trouve son inspiration et en est un reflet. Dans cette chanson française d’aujourd’hui, le pire côtoie le meilleur, comme dans la vie de tout le jour. Mais c’est cela qui est intéressant. Pour le meilleur, je vous parlerais rapidement de Jeanne Cherhal ou de Mademoiselle K.

En attendant, faites bon usage de vos lecteurs CD ou autres mp3 ou mp4. Mieux même, mettez-vous à faire de la musique et les jours de pluie vous paraîtront moins longs.

16:48 Ecrit par Jean-François Levionnois dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.03.2008

"Les marchés sont des conversations" : écoutez-les!

4a000cdd7b7c07a0a400ea327c4c0ed9.jpgJamais citoyens et consommateurs ne se sont tant exprimés : sur la mode, les élections, les yaourts, la téléphonie mobile, leurs amis, leurs patrons, etc.

La France est devenue un immense Café du Commerce où tout un chacun s’exprime librement, à son rythme … et facilement !

Où des millions d’inconnus parlent de vous, de vos produits, de vos manières d’agir : le Web bruisse de partout !

Juste un petit calcul : on estime – hypothèse basse – la blogosphère regroupe 3 millions de blogs, sans même parler des SkyBlogs ; chaque blogueur – blogs d’autorité et long tail – touche raisonnablement en moyenne environ 2000 visiteurs par mois ; et publie environs 200 papiers par an – toujours en moyenne, certains sont nettement plus prolixes !

Ce qui donne dans les 600 millions de documents à traiter … et 24 milliards de contacts par an !

Une puissance de feu gigantesque … et une somme indigeste de documents à traiter – pour les seuls papiers postés sur les blogs, car il ne faut pas oublier les forums, les commentaires laissés au gré des lectures sur les blogs et les sites médias, etc.

Difficile d’analyser tout cela à la main sauf à y passer quelques nuits blanches !

Ou utiliser AMI Opinion Tracker, le nouvel outil d’AMI Software – et seul outil – permettant de :

  • Découvrir tout ce qui se dit sur le Web,
  • Le suivre au quotidien,
  • L’organiser et de l’analyser pour le rendre opérationnel.

En un mot d’écouter toutes les conversations de la toile et d’en extraire le sens profond.

Venez découvrir en avant première AMI Opinion Tracker,

Le 7 Avril 2008 à 17h30 heures

à la Résidence Maxim's

La présentation sera animée par Thierry Maillet, chroniqueur au Nouvel Économiste et auteur de Génération Participation et François Laurent, Directeur du ConsumerInsight. Elle sera suivie d’un apéritif.

Réservez dès maintenant par mail à seminaire@amisw.com

Pour en savoir plus sur l’analyse discours des citoyens et des consommateurs sur le Net, au travers de points de vue et d’analyses de cas concrets, de retours d’expériences, découvrez également le nouveau blog collaboratif : http://www.intelligencecollective.info/

Résidence Maxim's - 42, avenue Gabriel – 75008 Paris.

Métro : Champs Élysées Clemenceau

Parking : Rond-point des Champs-Élysées

14:35 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.03.2008

De l'image de marque à l'e-réputation

b609680c0426b7afaa0a88116c4326c3.jpgAujourd'hui se développe sur le Web une communication horizontale – c'est-à-dire une communication où chacun, quel que soit son statut, peut s'exprimer via les blogs, forums de discussions, réseaux sociaux, etc. Les consommateurs parlent des marques et des entreprises comme bon leur semble, sans bien évidemment demander la permission à qui que ce soit, et ce avec des conséquences qui peuvent s'avérer très lourdes.

Il est dès lors très délicat de parler d'image de marque, ce concept renvoyant trop à un système où l'entreprise pouvait exercer sur elle un contrôle réel. Au contraire, le concept d'e-réputation qui est au cœur même du web 2.0 devient plus approprié car il inclut une dimension relationnelle que ne possédait pas nécessairement celle d'image de marque. Il devient indispensable pour toute entreprise de suivre sa réputation pour la comprendre, l'analyser, voire la mesurer … ce qui demande de nouveaux outils et de nouveaux moyens.

Tel sera le thème de la session que j’aurai le plaisir d’animer le 29 mai prochain, de 10h00 à 11h30, dans le cadre d’i-expo, le "salon de l'information numérique" – organisé par le GFII et dont l’Adetem est partenaire.

A mes côtés, trois spécialistes :

-        Yves Duron, Directeur de Nextmodernity, nous introduira à la notion de réputation sur Internet ;

-        Xavier Moisant, Directeur stratégique des médias numériques de DraftFCB, évoquera le cas concret du Train-Train Quotidien ;

-        Enfin, Georges-Edouard Dias, Directeur Internet et e-business de L'Oréal, traitera de l’adaptation des annonceurs à cette nouvelle donne.

Renseignements et inscriptions ici

François Laurent 

17:23 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.03.2008

Monopoly, le buzz dans le buzz

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Début septembre, la nouvelle tombe : Hasbro, éditeur de jeux de société, lance un vote Internet pour demander aux Français d'élire les 22 villes de l'Hexagone qui figureront sur la première édition "France" du célèbre jeu Monopoly.

Aussitôt la blogosphère s’en empare … très logiquement puisque Hasbro et son agence n’oublient d’informer les bloggers les plus influents, de Presse Citron à Chauffeur de buzz : bref, une banale opération de buzz comme il y a désormais tant !

Sauf que !

Petit grain de sable : le décès de Jacques Martin ravive la mémoire du Petit Rapporteur, émission culte des années 70 … et la vidéo où Daniel Presvost part en reportage à Montcuq et s’interroge sur la prononciation du "q" final.

Et naît un intéressant phénomène de buzz dans le buzz, du fait d’un habitant du village, Laurent Bazet, « entrepreneur depuis plus de 10 ans dans le multimédia et l'Internet » qui « après 10 ans passés sur la Côte d'Azur et Sophia Antipolis, réside maintenant à Montcuq dans le Quercy Blanc », comme il se présente lui-même sur son blog.

Un Laurent Bazet qui décide de tout simplement de proposer Montcuq comme digne successeur de la Rue de la Paix !

Pour le plus grand malheur d’Hasbro, Laurent Bazet est un vieux routard d’Internet, et le buzz, il connaît ; des copains, il en a. Et quand il lance la candidature de son village à la place d’honneur du Monopoly, la mayonnaise prend aussitôt : les « Votez pour Montcuq » foisonnent pour culminer à plus de 50 billets par jour autours du 20 Septembre. Avec tous jeux de mots que l’on peut imaginer !

Et c’est là que le buzz va se retourner contre Hasbro. Dès début Octobre, les bloggers professionnels du marketing se penche sur le phénomène – moi-même, je publierai un papier sur MarketingIsDead le 17 Octobre – et s’interrogent sur les conséquences plus ou moins dommageable pour la marque :

« La question que l'on peut se poser est "est-ce que Hasbro ira au bout de sa démarche en commercialisant un jeu où Montcuq sera présente ?". Je ne crois pas et cela reviendrait à une remise en cause du choix et des votes des internautes » s’inquiète Cédric Deniaud.

Marketing et chocolat évoque « Le monopoly et le web 2.0 : un gros bide pour l'éditeur ? »

Dès début septembre les dés sont joués, et la suite connue : dès la montée en puissance de la candidature de Montcuq, Hasbro est soupçonné de tricherie : « On dirait bien, puisque à l’heure où j’écris ces lignes Montcuq n’est plus qu’à quelques enjambées de la première position, ce qui signifie que Montcuq pourrait devenir la future Rue de La Paix ! […] Petite bizarrerie, les votes sont possibles jusqu’au 10 octobre, mais le classement ne sera plus visible à partir du 3 », souligne Julien Crochet.

Mad Castor est plus net : « Le vote est quotidien jusqu'au 10 octobre, le seul problème étant que la dernière semaine, les votes sont secrets, il n'y à plus de classement d'affiché. Hasbro pourrai donc sortir Montcuq du jeu en toute impunité ! »

Le 20 Septembre, Montcuq passe en tête : certains, comme Hop là là Voilà,  auront suivi sa progression heure par heure :

« édit 20 h 37: encore cette fameuse ouverture, sûrement, voilà Montcuq à Matignon.

« édit mercredi 20h: Montcuq sur les grands boulevards

« édit jeudi 6 h 56: Montcuq au sommet ».

Dès lors, le soufflé va retomber, d’autant que les résultats vont disparaître du site du Monopoly

… Jusqu’au 9 Novembre où tombe la nouvelle :

« La nouvelle vient de tomber ce matin à 10 heures. Hasbro a décidé de prendre les internautes pour des cons annoncé que la ville de Montcuq ne prendra pas la place de la rue de la Paix sur l'édition Villes de France du Monopoly » : l’auteur n’a pu résister à laisser la première version raturée de son post !

90 contributions ce jour, 27 le lendemain, 5 trois jours plus tard : c’est fini !

De l’analyse des 650 posts publiés, qui est le vainqueur ?

Le Petit Rapporteur, cité dans près de 150 documents, comme le montre assez clairement le nuage de tags !

Et de toutes les personnalités citées, une se détache nettement : Jacques Martin – 83 documents –, juste devant Laurent Bazet – 69 documents –, mais bien devant Yves Cognard – 28 documents –, le Directeur Marketing d’Hasbro France.

Le buzz dans le buzz l’emporte haut la main … juste derrière le rire !

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08:47 Ecrit par François Laurent dans Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.03.2008

En direct du Japon

Petite visite désormais rituelle de la blogosphère francophone au Japon.

L’actualité en ce mois de février à Tokyo, c’est la neige qui a envahi les rues de la capitale, comme l’évoque cette photo de Massiou… et surtout le commentaire qui l’accompagne : « 8 centimètres de neige, l'ensemble des lignes de train ou presque à l'arrêt, une hausse des fractures et des contusions en pagaille ».

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A Kyoto, c’est le Kyoto Screen Hotel qui passionne La rivière aux canards : un hôtel très cher – le « double/triple du Hyatt Regency » note un commentateur – dont chaque chambre unique a été réalisée par un designer différent : http://hotel-screen.com/. Pas besoin de parler japonais pour visiter … et les avis sont partagés !

Et c’est vrai que la 202 signée Takuro Iga manque vraiment de chaleur …

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L’actualité marketing, ce sont les réseaux sociaux qui font leurs premiers pas sur téléphone mobile : « Sur mobile, vous interagissez avec votre réseau social 24 heures par jour, contre 40 minutes maximum sur ordinateur », note le directeur des services mobiles de Bebo, troisième réseau social au monde – 40 millions d'utilisateurs.

Le téléphone mobile permet une plus grande interaction: Bebo envoie des SMS aux utilisateurs quand un de leurs contacts change son statut ou rajoute des photos ; et la géolocalisation par GPS va apporter une kyrielle de nouveau service.

Enfin Facebook précise que « l'utilisation de Facebook sur les mobiles croît plus vite que sur Internet ».

Heureusement : car tant aux Etats Unis qu’en Angleterre, le nombre de visiteurs uniques a chuté ; et certains blogueurs titrent déjà : « La bulle Facebook va éclater ».

Les voies de l’intelligence collective ne sont certes pas impénétrables … mais elles apparaissent parfois bien dûres à suivre.

18:22 Ecrit par François Laurent dans Exotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.03.2008

Société Générale, suite

Découvert dans La Tribune du lundi 3 Mars, un excellent article signé Pierre Kupferman, intitulé : Quand les internautes 1c830f9653ce119da3661349604f80a8.jpgs’emparent de l’affaire Kerviel et retraçant les grandes lignes de l’analyse de LH2 sur le sujet – à lire également le papier de Jean-François Levionnois sur ce blog, en date du 29 Février dernier.

L’analyse du discours spontané, notamment des bloggers – dont ce blog souhaite assurer la promotion – devient aujourd’hui un outil d’études marketing à part entière, comme les sondages et autres focus groupes.

« C’est un bon thermomètre pour mesurer l’état de l’opinion », comme le souligne dans l’article Jean Bourdoncle, directeur de la marque à la Société Générale. 

17:36 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.03.2008

Un bien triste buzz

796525ffe0cd463249ab16dd903e15ff.jpgÇa avait commencé comme un plaisanterie de potache, dans le cadre de la sempiternelle guéguerre entre Nancéens et Messins pour l’hégémonie en Lorraine.

Fin Janvier, Chroniques numériques d'en Metz notait : « Place Stanislas : la plus belle place du monde prétendent les seuls nancéens ! ».

Criticus publie un mois plus tard une photo de la Place Stanislas sous la pluie en titrant : « La plus belle place du monde », avec ce commentaire : « Plutôt prétentieux, non ? ». S’en suivent quelques échanges où un dénommé Chafouin note : « Allez, te voilà l'instigateur d'un concours géant, Roman ! ».

Dès le lendemain 22 février, ÇaRéagit saisit la balle au bond : « Puisque les blogs sont aussi de formidables outils pour s'amuser, voici les deux concours du moment. Le premier lancé par Criticus suivi par quelques kiwisiens dont le but et d'élire la plus belle place du monde … ».

Puis Expression Libre : « Criticus a lancé l'idée. Le Chafouin l'a reprise. Il s'agit de dire ce qui à nos yeux est la plus belle place du monde. J'aime ça. Criticus a choisi la Place Stanislas, à Nancy. Et le Chafouin la Grand Place d'Arras. Sans hésiter, j'ai tout de suite pensé à la Place de la Concorde à Paris ».

Sauf que le même jour, la Place de la Concorde va bien plus tristement s’imposer au sein de la blogosphère : « La rue a encore tué. Au bout d'une nuit glacée, les services de la Ville de Paris ont retrouvé ce matin un cadavre sur la plus belle place du monde. Mort symbolique ! », comme le souligne le blog militant SDF Alsace.

Le buzz tourne court : un post isolé le lendemain, un autre deux jours plus tard.

Ce papier, quant à lui, souhaite juste rendre un dernier hommage au malheureux inconnu décédé ce 22 février, sur "la plus belle place du monde".

 

20:20 Ecrit par François Laurent dans Société | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

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