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17.02.2008

3 Questions à … Caroline Faillet

b8889207860a3013fe6e6d368fd314ba.jpgCaroline Faillet, Directrice associée – Boléro

Aujourd’hui, plusieurs millions de Français s’expriment sur leurs blogs, participent à des forums, échangent au sein de réseaux sociaux, etc.

Comment avez découvert toute cette expression spontanée sur Internet ?

Je me suis intéressée aux espaces d’échange du net dès 2003, dans la perspective à l’époque de mieux comprendre ce qui régissait le succès ou l’échec d’une campagne de marketing viral. Curieuse de décrypter les phénomènes de propagation communautaire d’une information ou d’une publicité, j’ai cherché à comprendre qui s’exprimait, où et avec quel pouvoir d’influence.

"Pour une part essentielle, le web 2.0 est une affaire d’intelligence collective", écrivait dès 2005 Tim O'Reilly, dans son article fondateur :"What Is Web 2.0".

Quelle définition donneriez-vous de cette intelligence collective ?

C’est la mise en réseau d’une expérience individuelle. Cette définition a l’avantage de rappeler que c’est la technologie qui est à l’origine de ce phénomène venant bouleverser les schémas de la communication. Là où l’on avait du vertical (communication descendante), on a de l’horizontal. Là où l’on avait un monopole (mass média), on a de multiples émetteurs (mess média).

En termes de marketing, comment envisagez-vous la complémentarité entre les nouveaux outils d’écoute des consommateurs et les méthodologies "traditionnelles" ?

Nous mettons systématiquement en perspective le positionnement exprimé par le discours marketing traditionnel et l’opinion qui fait loi dans les conversations. Travailler les écarts permet justement de mettre à jour des pépites à explorer ou des bombes à retardement à désamorcer.

 

18:30 Ecrit par François Laurent dans 3 Questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note