06.11.2009

Retour sur le SEMO:2ème jour

semo.png

Voila, le SEMO s'est achevé, hier à 19H00. Une deuxième journée également riche en émotions, avec à peu près autant de monde que le premier jour.

De très beaux stands, de très bons contacts me disaient d'autres standistes. A noter tout de même, l'absence des grands instituts d'études cette année (pas d'Ifop, pas d'Ipsos, pas de TNS...).

Comme je vous le disais hier, j'ai pu assister cette fois ci à 2 conférences :

1. L'analyse du Web 2.0 permet-elle d'anticiper les mutations de la distribution ? Jouée par François Laurent.

Synopsys : L'écoute des consommateurs sur Internet contredit bien des préjugés et permet de mieux comprendre leurs nouvelles relations aux principales enseignes, hypermarchés, hard discount, etc. Ne pas s'y intéresser, c'est se priver d'une source d'informations et d'idées majeure. L’étude réalisée avec le logiciel AMI Opinion Tracker sur les enseignes vues du Web 2.0 illustre cette nouvelle démarche et sera présentée lors de cette session.

Une conférence très intéressante, et qui montre l'importance pour les marques de chercher et d'analyser l'opinion sur le web, des consommateurs, ou pas d'ailleurs. Je pense que la personne d'Auchan qui était dans la salle va rapidement montrer les résultats de la présentation à sa direction :-).

2. Conférence de l'ADETEM :

Le club des jeunes pros de l'ADETEM, Alexandre Rispal. La promesse : Des conseils pour les jeunse marketeux (comme moi :-))sur la gestion de leur carrière, et le développement de leur réseau.

Le baromètre annuel sur les usages des français, en matière sources d'information, pour acheter un produit. Les enseignements : Le web, toujours le web, comme source référence. Une tendance qu'on annonce depuis pas mal de temps maintenant selon laquelle les sources "officielles" (tv, radio, Pub) sont en grande perte de vitesse. Les femmes seraient plus BAO (bouche à oreille) et plus sensibles à la PUB. A contrario, les hommes seraient plus consommateurs de forums, de presse spécialisée, et de discours d'experts.

Voila. En résumé, je dirais que le SEMO est un salon qu'il ne faut absolument pas rater, tant pour les exposants, que pour les visiteurs. SEMO 2010, I can't wait!

Jérome ZAMY

 

05.11.2009

Retour sur le SEMO : 1er jour

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Petit compte rendu de cette première journée fort en émotions. Alors tout d'abord, histoire de planter le décors, le SEMO, ce n’est ni plus ni moins que le salon des études marketing, média et opinion. Pendant 2 jours, cet événement déplace plus de 5 000 décideurs venus rencontrer environ 150 exposants, qui présentent dans une ambiance à la fois conviviale et professionnelle, leurs solutions en matière d’Etudes marketing, Etudes online, Etudes médias, Innovation, Logiciels et traitement de données, Etudes Terrain, Services, Conseil en marketing, Création de nom de marque, Veille économique, Business Intelligence et Institutions professionnelles.

Nous, AMI Software, étions évidemment là :-) Dans la continuité de la soirée du 22 aux Salons du Louvre, nous avons lancé officiellement aujourd’hui, la version 3 d'AMI Opinion Tracker. Pas mal de monde sur le stand, beaucoup de démos, beaucoup d'échanges, et quelques fous rires...Un salon c'est toujours éprouvant, mais celui-ci a vraiment ce quelque chose de je ne sais quoi. (cela fait un peu chanson kitch je sais). On y croise des gens très intéressants, des passionnés de marketing, des annonceurs, des agences de communication/pub/web, des instituts d’études, des étudiants très sympathiques, bref, que du bonheur ce salon. Il ne reste qu'une seule journée, alors je vous conseille vivement de ne pas rater la journée de demain!

Pour ma part, je n'ai pas eu l'occasion d'assister aux conférences, mais demain j'aurais la chance d'assister à celle de François Laurent intitulée : L'analyse du Web 2.0 permet-elle d'anticiper les mutations de la distribution ?

Rendez-vous demain pour la suite et fin du compte rendu sur le SEMO!

Jérôme ZAMY

Ça se passe comme ça ...

mcdonalds.jpgFavoriser l'intelligence collective, ce n'est pas seulement lancer des discussions, c'est aussi mettre des moyens techniques à la disposition du plus grand nombre, là où les besoins peuvent se faire sentir.

Personnellement, je ne fréquente pas les restaurants McDonald's, si ce n'est une fois tous les deux à trois ans, quand j'ai envie de me faire un petit péché de junk food.

... ou que, disposant d'un peu de temps libre entre deux réunions, je souhaite surfer sur le Net, et qu'il n'y a pas de café Wi-Fi dans le quartier : car cles restaurants proposent depuis 2006 un accès Wi-Fi gratuit et illimité, ce qui est plus sympa que Starbucks, où le café est tout aussi infect, mais qui fait payer la connexion Internet en sus !

McDonald's vient de renforcer son offre, en proposant des services de proximité, comme identifier les salles de cinéma les plus proches, avec des informations sur les films.

Par ailleurs, un accord avec Deezer, "premier site de musique à la demande gratuit et légal", permet à chaque restaurant de piloter son ambiance musicale grâce à 8 playlists différentes.

Un second accord avec le site communautaire des Inrockuptibles, CQFD, va permettre aux internautes de découvrir de nouveaux talents musicaux de leur région, avec la possibilité de télécharger gratuitement leurs titres ou encore de voter pour l'artiste de leur choix.

07:46 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.11.2009

Quand le spam se met à la traduction automatique

Le prspam.gifoblème des spammeurs, c'est que - quand bien même ils passent la barrière des anti-spams - leur contenu anglicisant nous permet de les diriger immédiatement vers la corbeille adéquate.

Alors certains utilisent désormais des traducteurs automatiques pour se rendre plus convaincants : le résultat vaut le détour, je n'ai pu m'empêcher de recopier le texte suivant que je viens de recevoir ...

Nul doute que je vais me précipiter pour acheter "les copies les plus qualitatives fabriquées des documents qualitatifs sur les machines-outils les plus exactes" !

Bonjour.

Tu penses encore ?

La Revue pour hommes MENS HEALTS a passe les etudes. Les resultats de l'etude ont prouve que ... 65 % des cadeaux pour les amis et les familiers, les utilisateurs d'Internet achetent dans en ligne magasins ...

Les avantages.

Les accessoires a la mode au prix minimum.

La livraison rapide. Une belle gamme des cadeaux.

Il faut ne nulle part s'empresser.

C'est mis par les vraies ladies et les gentlemen. Tu peux avoir l'air beste et est elegant, sans depenser de plus beaucoup d'argent.

Nous avons la possibilite de t'aider, et nous aiderons a epargner beaucoup d'argent.

Seulement les copies les plus qualitatives fabriquees des documents qualitatifs sur les machines-outils les plus exactes.

09:16 Ecrit par François Laurent dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.10.2009

Stratégies d’influence dans la Cosmétique bio

Chartres.jpgPollution, risques sanitaires, développement durable, etc. : le bio à le vent en poupe aujourd'hui ... et aiguise donc bien des appétits et déclenche également bien des convoitises.

Dans la cosmétique, si les acteurs majeurs demeurent pour la plupart encore inconnu du grand public, les marques spécialisées redoublent d'effort et de créativité pour convaincre une cible extrêmement porteuse, certains avançant au grand jour, d'autres masqués, tous surfant sur de réelles attentes ... mais également sur des peurs plus ou moins justifiées.

Discerner les stratégies d’influence dans la cosmétique bio, tel fut le thème du diner organisé le 21 octobre dernier par Cosmétic Valley et Ami Software à Chartes. Pour alimenter le débat, j'ai présenté une étude sur le thème fondée sur l'analyse du discours spontané sur le Web 2.0, blogs et mini sites de discussion confondus.

Dans un premier temps, nous avons choisi de concentrer nos recherches sur les blogueurs les plus sensibles aux concepts de développement durable, consommation responsable, simplicité volontaire, etc. : pour cela, nous avons analysé les papiers parlant de "cosmétiques bio" au sein de notre panel de 200 alter-consommateurs, élaboré en partenariat avec l'UDA ; pour en savoir plus sur sa constitution, voir ici.

Deux types d'acteurs se partagent la parole.

Les plus prolixes appartiennent à la catégories de ces acteurs du Web 2.0 que l'on pourrait qualifier de bicéphales, comme écono écolo ou Oanisha : fortement engagés dans la discussion, notamment pour défendre leurs idées et assurer la promotion des différents labels français et européens ; mais développant par ailleurs une activité commerciale.

L'intégration entre contenus éditoriaux et promotion peut revêtir diverses formes, mais la plus courante consiste à associer un blog classique à un site marchand, tous deux bénéficiant d'une même identité visuelle, comme dans la cas d'Oanisha ou de Tout allant vert.

Les autres acteurs présentent des profils - et des discours - des plus variés.

Ainsi, "Agoravox" du bio, Naturavox rappelle que seul le "Bio pour les aliments [dispose] d'un cahier des charges légal et reconnu" ; Citoyenne model a "choisi de parler mode éthique parce que je pense que les sujets sérieux peuvent aussi se traiter sous un angle ludique".

Parmi les thématiques abordées sur la période de notre étude - Janvier à Septembre 2009 -, certaines occupent une position centrale : c'est autour d'elles que se construisent les papiers ; elles occupent donc une position plus élevées que les autres sur l'axe vertical de notre graphique.

Cosmetic Central.jpg

Ainsi plusieurs papiers se centrent sur la problématique de la distribution des produits bio, et plus particulièrement sur "les alternatives à la grande distribution" : titre éloquent d'un papier de Naturavox qui pourtant commence par "72 % des consommateurs bio font leurs achats en grandes surfaces" ...

Une recherche sur cette phrase à la virgule près nous conduit vers le blog de la Maison de la nature et de l'environnement d'Aquitaine, qui recopie le papier de Naturavox, mais aussi Consoglobe, Cdurable, etc.

Et en élargissant légèrement cette recherche, on remontra à l'Agence bio, qui publie un communiqué commençant en ces termes : "72% des consommateurs-acheteurs bio achètent des produits bio en Grandes et Moyennes Surfaces".

En appliquant la démarche à d'autres sujets, notamment celui des labels, on pourra distinguer trois types d'acteurs : les sources - comme l'Agence bio ; des influencés, simples relais militants - comme Maison de la nature et de l'environnement d'Aquitaine ; et des influenceurs, que l'on pourrait qualifier d'influenceurs partisans.

Ces derniers, ce sont essentiellement les sites "Web 2.0" bicéphales précédemment évoqués, qui développent des contenus susceptibles d'influencer les achats des consommateurs dans le sens des produits qu'ils vendent ; je ne dirai pas que leurs papiers ne sont pas sincères, bien au contraire : ils accordent le plus souvent leur démarche commerciale à leurs idées.

Il suffit de comparer le discours sur le paraben de deux de ces acteurs pour s'en convaincre.

Tous les produits vendus sur Natural glam sont garantis "sans paraben" : sur son blog, sa fondatrice souligne : "Les cosmétiques bio tels qu’on pouvait les connaître il y a quelques années … c’est ‘out’ ! De nouvelles marques apparaissent et nous offrent efficacité, sécurité, éthique et glamour ! Un régal pour les sens !" - le glamour, oui, le paraben, certainement pas, donc !

"Il est préférable de se méfier de la mention "Sans conservateur, sans paraben, sans phenoxyethanol", annonce la fondatrice de Evydemment bio sur le blog Orserie : et de fait, les produits commercialisé sur son site marchand ne la comportent pas, mais prônent éventuellement "l’économie solidaire".

La problématique du paraben s'inscrit donc clairement au cœur des stratégies d'influence dans la Cosmétique bio : nous l'approfondirons dans un prochain post.

A suivre ...

13:13 Ecrit par François Laurent dans Consommation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Bon anniversaire

Qui porte le plus haut la culture française dans le monde entier ?

Si en Angleterre, ce sont les Beatles - plus "célèbres que Jésus Christ", selon John Lennon - en France, nul doute que nos hérauts s'appellent Astérix et Obélix !

asterix09.gif

Ils ont juste un demi siècle aujourd'hui et Google leur rend hommage dans le monde entier en les installant pour la journée sur la page d'accueil du moteur de recherche.

Bon anniversaire à nos deux Gaulois.

10:00 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

23.10.2009

Retour sur la soirée OT3

ot3photos.pngVoila, OT 3, le logiciel référence de la mesure d’e-réputation et de buzz monitoring, à enfin ouvert ses portes au public.

La soirée fut un grand succès, tout d’abord parce Gregory Pouy, en guise de préambule, a partagé son ressenti très intéressant, sur les enjeux de l’e-réputation. Le ton fut donné.

On ne présente plus François Laurent, qui a enchainé fort brillamment, sur les enjeux du web monitoring.

Et puis, 19H15, là ou finalement l’innovation s’est subtilement placée au cœur des débats. Eric Fourboul, le Directeur de la R&D d’AMI Software, a fait la démo d’Opinion Tracker 3, avec Jérôme Zamy, Responsable Marketing et Communication d'AMI Software

A en écouter les retours, cette démonstration à fait forte impression.

capture.pngOn retiendra la capacité du logiciel à capturer des informations sur un moteur de recherche, un simple blog, ou autre…

En 2 mots, alors qu’il surfe sur le web, l’utilisateur peut rapatrier sur le logiciel, en un clic droit, tout ou partie des informations qui l’intéressent.

La nouveauté a un petit nom : AMI Surboard.

Liberté d’action, et gain de temps garantis !

On retiendra également la possibilité d’interroger des sources 2.0, type site de e-commerce, forums, etc…dashborad.png

Dit comme cela, rien de bien innovant. Cependant, Opinion Tracker 3 va beaucoup plus loin. Le logiciel permet de dissocier l’article (pour un blog) de son commentaire. Ou la fiche produit (pour un site d’e-commerce) de sa note ou avis attribué par l’internaute. Le logiciel permet à l’utilisateur de compiler et de retranscrire dans un joli graphique, la note moyenne attribuée par les internautes à l’Iphone, ou encore quel est le pseudo (ex :jean35) qui à posté le plus d’avis sur ce même site…ou encore avoir un graphique qui résume quelles sont les expressions saillantes (mots clefs redondants liés à la requête initiale) qui ressortent le plus des commentaires.

Opinion tracker 3 offre la possibilité d’interroger les sources influentes, qui font autorité (19 catégorie wikio : marketing, politique, high tech…), tout comme les blogs de la « long tail » (le blog de Madame Michu).

reso.pngSi vous êtes branchés personal branding, Opinion Tracker retranscrit dans un nuage de tags, ou un graphique en réseau, quelles sont les marques, organisation, expressions saillantes, personnes, qui gravitent autour de votre nom. Accessoirement pratique pour les DRH…

Enfin, la présentation de Caroline Brun, Chef de projet chez Xerox Research Europe, a dévoilé l'ambition technologique du partenariat avec AMI Software et Celi. L'objectif est de développer conjointement une technologie d'analyse automatique du sens de l'information encore plus fine.

La prochaine version d'Opinion Tracker devrait déjà récolter le fruit de ce projet.

Le prochain rendez-vous : Le salon des études marketing : SEMO au palais des congrès le 4 et 5 novembre.

Encore une petite démo à venir…

+

22.10.2009

AMI Opinion Tracker 3.0

logo_ami_haut SANS baseline.jpgEn relisant ce que j'écrivais début 2008 ici-même, lors du lancement d'AMI Opinion Tracker, force est de reconnaître qu'en à peine deux ans, le Web 2.0 a profondément changé, quantitativement et qualitativement.

Quantitativement, conversations et lieux de conversations se sont multipliés : mi-2008, l’index de Technorati recensait 133 millions de blogs, et eMarketer prévoyait une progression régulière du nombre de blogueurs américains de l’ordre de 15% par an ; à la même époque, Facebook annonçait déjà 4,1 millions de Français inscrits … pour plus de 12 millions de Français présents aujourd’hui !

Quant à Twitter dont personne ne parlait il y a deux ans, le site de micro-blogging fédère plus de 11 millions de membres dans le monde, dont 125000 utilisateurs français.

Qualitativement ensuite : à côté des grands sites marchands – sur lesquels les consommateurs postent de plus en plus nombreux commentaires – sont apparus une multitude de petits sites, très spécialisés – le bio, la beauté, etc. –, qui mélangent vente en ligne et contenus éditoriaux, souvent très orientés.

Parallèlement, la multiplication des lieux et outils de publication conduit à une forte réplication des contenus, et des occasions d’y être exposés : de nombreux profils Facebook relaient les flux RSS du ou des blogs de leurs membres, de même que leurs messages sur Twitter, etc.

De même que l’on évoque sans cesse la continuelle convergence des médias, on ne peut que constater une grandissante convergence des sources et des contenus 2.0 : les outils de veille d’opinion doivent en tenir compte, et ce dans au moins trois directions.

Première direction, au niveau du sourcing, une plus grande finesse d’indexation : un article suivi de 100 à 200 commentaires sur LeFigaro.fr ou Bakchich.info, ce n’est pas juste une suite textuelle comme une autre, c’est un document précis – que l’on opposera, le cas échant, à un autre article des Echos.fr ou de Libération.fr – et une collection d’éléments à la fois indépendants – reflets d’opinions personnelles – et interdépendants – car tous reliés par une thématique et une source commune.

Seconde direction, au niveau de l’analyse : les métadonnées. D’une part, certains documents contiennent des métadonnées utiles qu’il convient de conserver – les notes attribuées à un produit sur un site marchand ; d’autre part, l’analyse peut avoir envie d’en introduire d’autres, comme autant de pistes de travail.

Enfin, la problématique de la convergence des sources et des contenus 2.0 soulève celle du surf intelligent : pour comprendre la dynamique du Web 2.0, l’analyste doit pouvoir, chaque fois qu’il le souhaite, pouvoir se mettre à la place d’un internaute lambda et, si nécessaire, effectuer une collecte"au fil du surf", passer d’un message Twitter à un post sur un blog, et rebondir vers une page Facebook, etc. … pour finalement rapatrier tous les documents rencontrés dans sa plateforme de veille, en vue de l’analyse finale.

Telles sont les avancées AMI Opinion Tracker 3.0, pour coller au plus près de la réalité du Web 2.0 : autoriser le surf intelligent, en sauvegardant et indexant en temps réel les documents rencontrés ; reconstituer le fil des discussions liées à un article ou à un évènement ; jongler avec les métadonnées, en récupérant les plus pertinentes ou en les complétant.

Au delà des sources et de la collecte des informations présentes sur ces sources, AMI Opinion Tracker 3.0 permet de "coller à la réalité" des usages sur le Web 2.0, des usages en continuelles mutations.

15:23 Ecrit par François Laurent dans AMI Software | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.10.2009

Buzz de la semaine : Banques Populaires / Caisses d'Epargne

Enfin, le buzz de ces derniers mois puisqu'il s'agit du projet de rapprochement Banques Populaires / Caisses d'Epargne.

D'où une moisson un peu plus conséquente que d'ordinaire ... mais étonnamment "légère" puisque la collecte s'étale de la fin février à début octobre !

BPCE.jpgBref, le sujet - même s'il fait périodiquement couler beaucoup d'encre électronique dans les médias en ligne, parce que très politique - ne passionne que très modérément les blogueurs ... ce qui constitue déjà un enseignement en soi.

D'autre part, on note quelques pics dans la production des blogueurs : 26 Février, 19 et 20 Mai, 2 au 4 Août, sur lesquels on se penchera plus particulièrement pour mieux comprendre ce qui rythme la production de la blogosphère sur le sujet ... et surtout, comme les rédacteurs se positionnent sur le sujet.

Bpce Dates.jpg

Mais auparavant on notera que deux termes reviennent très régulièrement au sein des posts : fusion - 6 documents sur 10 - et crise - 4 sur 10 ; le premier avec une forte centralité, le second en point d'orgue : en d'autres termes, une fusion au centre des débats sur fond de crise économique et financière.

Bpce Central.jpg

Première période, donc : du 25 février - début de notre période d'observation - au 7 Mars.

Le 25 février, Politique.net plante le décor en annonçant : "L'Etat va procéder à la fusion de deux banques privées - les Caisses d'épargne et les Banques populaires - et s'apprête à nommer un proche conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête de ce qui deviendra la deuxième banque du pays, derrière BNP-Paribas" ; puis le complète quelques jours plus tard : "Lorsque la polémique a commencé à enfler à propos de la nomination du conseiller de Nicolas Sarkozy à la tête des Caisses d'épargne et des banques populaires ..." .

Dès lors, la blogosphère qui va se passionner pour l'affaire et entre dans la polémique, c'est avant tout la blogosphère politique.

Pas nécessairement les ténors, mais souvent des blogueurs de faible autorité, qui vont se mobiliser à charge comme Benoit Petit : "Le moins que l'on puisse dire, c'est que cette affaire ne sent pas bon, mais alors pas bon du tout " ; ou à décharge, comme Lucien Pambou : "Sur la direction Ecureuil / Banque Populaire François Pérol est compétent".

Seconde période : le mois de Mai 2009.

On rentre dans la période technique : la députée Chantal Brunel note sur son agenda à la date du 19 mai : "Suite de la discussion du Projet de Loi relatif à l'organe central des caisses d'épargne et des banques populaires".

Mais les évènements vont se précipiter et se télescoper ...

"Perquisitions chez Natixis, Banque populaire et Caisse d’épargne : des policiers perquisitionnaient dans le cadre d'une enquête portant sur la diffusion présumée de fausses informations financières aux actionnaires", nous apprend Le Rouet à coeur ouvert.

Mais aussi on apprend "que deux des quatorze membres de la Commission de déontologie de la fonction publique [...] ont démissionné fin avril", toujours dans le cadre de l'affairePérol " , comme le rapporte Inventerre.

Dès lors, trois expressions vont se situer au cœur des débats, tant en termes de volumétrie que de centralité : projet de loi, commission de déontologie et petits actionnaires ; ainsi qu'un nom propre : François Pérol.

Bref, le débat lancé en Février reprend ... mais plutôt calmement : 16 billets au pic du 19 Mai, essentiellement de blogueurs issus des mondes politique et économique.

Ensuite, c'est plutôt encéphalogramme plat : jamais plus de 5 à 6 papiers quotidiens jusqu'à fin Juillet, la France est partie en vacances et la saisie du Conseil d’État par les députés communistes ne déchaine pas vraiment les passions.

Petit regain d'intérêt autour du 4 Août : "La cour d'appel de Paris a notifié en référé l’interdiction à la Caisse d'épargne d'Ile-de-France de fusionner avec la Banque populaire", note Actualité Française ; mais peu de politiques pour commenter l'évènement, seuls quelques blogueurs économiques veillent sur l'actualité estivale.

Et depuis, c'est de nouveau le calme plat ...

Manifestement le gouvernement n'a pas trop de soucis à se faire : le sujet ne passionne pas les foules, l'indignation de sort pas du cadre étroit de la blogosphère politique et de quelques polémiqueurs.

Plus à attendre que les marketers s'emparent du sujet pour traiter de la fusion des marques et des enseignes, et la banalisation du dossier sera achevée.

06:40 Ecrit par François Laurent dans Une campagne par semaine | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.10.2009

Pub ou pas pub ?

ftc-logo.gif"C'est vraiment un produit superbe !"

Si vous avez été payé par le fabricant pour le dire sur votre blog, la régie publicitaire vous aura certainement invité à le mentionner en bas de billet ; mais si l'annonceur s'est contenté de vous envoyer un petit cadeau pour vous remercier par avance, vous risquer d'oublier de le préciser.

La Federal Trade Commission - "the nation's consumer protection agency" - vient de publier un avis précisant que le blogueur américain qui s'affranchira de la contrainte sera susceptible d'une amende supérieure à son gain - de quoi donner à réfléchir.

"The post of a blogger who receives cash or in-kind payment to review a product is considered an endorsement. Thus, bloggers who make an endorsement must disclose the material connections they share with the seller of the product or service."

C'est clair, c'est de la pub ... et si c'est de la pub, cela doit figurer en toutes lettres sur le post - comme dans le cas d'un publi-reportage dans un magazine.

En France, les billets sponsorisés se repèrent comme un nez qui bouge sur la figure d'un Pinocchio ; l'analyse de la campagne "10 jours écocitoyens chez Auchan" montrent en outre la limite de ce type de campagne.

Reste le cas des avis rédigés par les chef de produits qui se rencontrent sur Ciao.fr et parfois sur certains sites marchands : ils sont suffisamment bien rédigés pour que l'on comprenne immédiatement à qui l'on affaire !

Quoi qu'il en soit, la décision de la FTC va dans le bon sens : celui d'une meilleure clarté.

17:24 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note