13.05.2008
Analyse du Web 2.0 - Réflexions...
Lorsque des clients nous interrogent sur notre démarche dans l’analyse des conversations sur le Web, deux questions reviennent fréquemment :
- Où allons-nous chercher l’information ? sur les blogs ? les forums ? et lesquels ?
- et comment analysons-nous ces conversations ?
Après quelques mois d’expérience chez Repères en la matière, voici nos réflexions sur ces deux sujets :
Pourquoi avoir des a priori ?
A l’inverse de la démarche étude traditionnelle, qui implique un protocole d’interrogation et bien souvent des postulats, il nous semble essentiel d’adopter une posture non directive. C'est-à-dire de ne pas se dire a priori que l’information que l’on cherche se trouvera dans tel ou tel type de blog.
Ainsi, si l’on s’intéresse aux voitures, rien ne dit que les commentaires seront plus riches d’enseignements dans les blogs spécialisés que dans un « blog de fille » où seront relatés – bien souvent avec humour – les déboires quotidiens ou les coups de cœur d’une jeune parisienne ou d’une mère de famille.
L’endroit où le sujet est débattu peut même devenir un enseignement en soi, en démontrant par exemple que ce sujet a dépassé le seul cercle des experts pour atteindre le « grand public ».
C’est pourquoi nous recommandons de ne pas se limiter, ni en termes de thématiques de blogs, ni en termes d’influence (les « blogs d’autorité »). A partir du moment où un consommateur s’exprime spontanément sur le sujet qui nous intéresse (marque, produit, thématique…), sa contribution est potentiellement pertinente et enrichissante.
Ainsi ai-je trouvé, lors d’une recherche sur les Omega-3, une contribution tout à fait pertinente dans un blog consacré à … Nicolas Sarkozy !
L’indispensable lecture qualitative
Une fois toutes les contributions sur un sujet (marque, thème…) rassemblées : comment s’y retrouver ? La masse d’informations est parfois impressionnante, et il faut en extraire non seulement les grandes tendances mais également des phénomènes plus marginaux, potentiellement précurseurs, ou des modes de fonctionnement / de raisonnement communs à plusieurs personnes etc…
Les outils statistiques et sémantiques sont alors indispensables pour s’y retrouver, et guider l’analyste dans son travail de « détective », pour identifier et suivre des pistes.
On ne peut cependant pas faire l’économie d’un décodage humain, seul à même d’analyser la tonalité du discours (ironie, louange, énervement…), et d’interpréter les résultats.
Ainsi, pour aller au-delà de la dimension descriptive que fournit l’analyse sémantique du contenu, une analyse qualitative approfondie du discours permettra de mettre à jour les mécanismes structurant l’information et expliquant les phénomènes observés.
Bien entendu, cette analyse implique la lecture par l’analyste de l’ensemble des contributions, ce qui peut s’avérer difficile dans certains cas.
Cette analyse des logiques individuelles et, le cas échéant, communautaires est nécessaire pour comprendre comment le discours se structure (par exemple : le discours est il majoritairement descriptif ou critique ?), et faire émerger les courants de pensée, les valeurs et les motivations des consommateurs. Par exemple, des typologies en fonction de la tonalité du discours (ex : positif vs. Négatif) ou de la logique du discours qui les définit (ex: les « pro » vs. Les « anti ») pourront être réalisées.
Au final, c’est bien souvent le croisement de toutes les informations statistiques avec ces enseignements qui enrichiront considérablement le diagnostic. Ainsi nous serons à même– par exemple - de donner un ordre de grandeur (% du discours) pour un courant de pensée, d’identifier quel sont les termes typiquement employés par les « pro » vs. les « anti », ou si le discours critique est en augmentation.
Nous avons alors dans nos mains non seulement un outil de veille, mais aussi une véritable source d’inspiration…
Contribution de Anne Quénelle - Repères
11:40 Ecrit par Anne Quénelle dans Marketing | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : analyse qualitative, tonalité, source d'inspiration, analyse du Web 2.0
12.05.2008
Le luxe n’est plus ce qu’il était
Les marques Hermes, Vuitton, Rolex font-elles rêver la blogosphère ? 11:35 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05.05.2008
3 Questions à … Elisabeth Exertier
19:41 Ecrit par François Laurent dans 3 Questions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
04.05.2008
Les médias et la blogosphère
Dimanche Plus : l’émission phare de la chaîne cryptée cite volontiers la blogosphère pour (re)lancer le débat, avant de lui donner la parole dans "Campanet" – juste pour le fun, taper Campanet.org … et vous tomberez sur « l'espace réservé au suivi du campagnol terrestre » ! 15:16 Ecrit par François Laurent dans Un peu de bon sens | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
28.04.2008
Le lait est-il cancérigène ?
Le 15 janvier dernier, Faites passer l’info, le magazine d’investigation de Canal Plus, posait la question : le lait est-il bon ou dangereux pour la santé ? 14:43 Ecrit par François Laurent dans Consommation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.04.2008
Signaux faibles
Les veilleurs professionnels savent bien ce qu’est un signal faible : une rupture dans le ron-ron de l’information régulière, qui se confirme et qui annonce, peut être, un événement que l’on se félicitera d’avoir anticipé.
Jusque dans un passé récent, ces signaux n’étaient perçus que par les spécialistes d’un sujet, qui utilisaient, seuls ou en équipe, leur expertise du sujet pour « flairer » l’information de rupture.
Et puis les ordinateurs et leur toujours plus formidable capacité à brasser des quantités absolument phénoménales d’information, animés par des logiciels de « text mining », ont commencé à seconder les analystes en leur signifiant ces ruptures.
Par exemple, s’il semble aujourd’hui acquis que Delta et Northwest convolent, certains d’entre nous en suivent la rumeur depuis… 2002. Sans faire les poubelles de ces compagnies ou chercher à soudoyer leur personnel, mais simplement en surveillant, avec des outils automatiques, quelques dizaines de « sources ouvertes », gratuites, publiques et… en ligne sur Internet.
Nous ne sommes pas les seuls, et des centaines de décisions ont probablement été prises, de par le monde, sur la base de ces signaux, à divers stades de leur maturation.
Mais gare à ne pas substituer la machine au professionnel, car il lui manque l’essentiel : le bon sens. Les connexions à effectuer pour modérer une information de rupture se font au niveau des neurones de l’homme, pas au niveau des hyperliens du Web. La machine, elle, tombera dans le piège de l’intox à chaque coup…
Pourtant, c’est bien ce qui se prépare : une récente enquête menée auprès d’un échantillon d’entreprises et d’organisations françaises, pour des besoins qu’il n’est pas utile de développer ici, nous a montré que 100% des personnes interrogées confrontées à un besoin de veille personnelle utilisent Google pour trouver l’information attendue. Pas « un grand nombre », mais 100%. Pas « un moteur de recherche », mais Google.
Cela signifie t’il que l’individu, cadre du public ou du privé, en situation de devoir prendre ponctuellement ou régulièrement une décision dans le cadre de son activité, va le faire sur la base de que lui aura dicté une société nord-américaine de droit privé ?
Répondre que oui serait simpliste et insultant pour les individus concernés.
Mais imaginons que la même source d’information, à savoir l’index de Google, soit utilisée par nos outils de text-mining évoqués plus haut : on a la une machine parfaite, apparemment complexe et novatrice, à niveler par le bas.
Les journalistes le savent bien, les analystes du Web doivent s’en souvenir : il faut multiplier et croiser les sources. Et si un moteur de recherche propose une réponse venant de 200 sites différents, ce n’est pas l’utilisateur qui les a choisis, mais le moteur.
14:32 Ecrit par Philippe Albert dans Communication | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.04.2008
Offre d’emploi
Ce qui se dit dans la blogosphère vous intéresse et vous aimeriez participer à son "écoute". 14:49 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
Intelligence collective et Apéros du jeudi
Non, les plus éminents rédacteurs de ce blog ne sombrent pas dans l’éthylisme : mais Alain Beauvieux et François Laurent ont participé à la préparation des prochains Apéros du jeudi, la rencontre mensuelle des "stratèges" qu’organise Jérémy et son équipe de Pourquoi tu cours ? 15:23 Ecrit par François Laurent dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
En direct (des blogs) du Japon

L’actualité ce mois-ci au Japon, ce sont également les Jeux Olympiques, et les déclarations du chef de la police ne veut pas des gardes chinois pour assurer la sécurité du relais de la flamme. Parisiens et Londoniens conservent un fort mauvais souvenir de ces gardes vêtus de bleu et blanc qui ont repoussé sans ménagement, non seulement les manifestants pro tibétains, mais tous ceux qui faisaient mine de s’approcher un peu trop près.
« Le Japon n'appréciera pas » que cela se produise sur son sol, a averti Shinya Izumi : les relations entre les deux pays sont loin d’être au beau fixe et ce n’est pas la récente histoire des "gyozas" empoisonnés – ces petits raviolis chinois contenaient de l’insecticide – qui les avaient améliorées !
Mais Avril au Japon, c’est avant tout les cerisiers en fleurs : les français vivant à Tokyo comme : Made in Tokyo ou Journal de vie d'un Français s’extasient chaque année devant le spectacle : « Les cerisiers en fleurs touchent à leur fin en ce début avril. Mais même en plein centre de Tokyo, il est toujours possible d'en profiter à la pause déjeuner ».
Ces mêmes Français s’organisent : Freelance France Japon, le réseau des professionnels freelancers franco-japonais, vient de naître ; son ambition est « de réunir sous un même toit les compétences de professionnels freelances dans divers domaines et de diverses nationalités qui ont pour points communs d’être francophones et de travailler avec le Japon, au Japon ou pas ».
Sinon, Marketing_Japon nous apprend que « les ventes de téléphones portables au Japon ont pulvérisé leur record historique en 2007, les clients ayant massivement été séduits par le luxe de fonctions des dizaines d'appareils high-tech lancés par les opérateurs et les fabricants japonais, sur fond de concurrence infernale » : rien de vraiment surprenant, somme toute !
Par contre, notons que « la quasi-intégralité des mobiles écoulés en 2007 sont des appareils de troisième génération ou ultérieure (3G ou 3,5G) haut de gamme, les opérateurs ne proposant alors presque plus de modèles de deuxième génération (2G) » : à l’heure où la France découvre timidement l’Internet mobile avec l’iPhone et les offres Illimythics, le fossé demeure toujours béant entre nous deux pays.
13:35 Ecrit par François Laurent dans Exotisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
17.04.2008
Autorité versus Long Tail : le cas Vista – suite
Alors que l’analyse blogs d’autorité versus long tail – publiée dans ma note du 14 Avril – souligne la pertinence d’une approche non majoritairement centrée sur les seuls bloggers dont le PageRank dépasse les 5 ou 6, le Journal du Net donne la parole à ses lecteurs ; petit florilège … 08:58 Ecrit par François Laurent dans Intelligence Collective | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note









